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Portrait de Gustave CAILLEBOTTE
Arts & création

Gustave CAILLEBOTTE

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Peintre, collectionneur et mécène.

Gustave Caillebotte, né riche, ingénieur et avocat, rejoignit les impressionnistes en 1874 et les fit vivre : il paya leurs expositions, acheta leurs toiles quand personne n'en voulait, régla des loyers d'atelier. Sa propre peinture, longtemps tenue pour secondaire, passe aujourd'hui parmi les plus fortes du groupe. À partir de 1888, il se consacra aux bateaux et devint architecte naval.

EmplacementAvenue des Ailantes, 1ʳᵉ ligne
Division70
Dates1848 – 1894

L'histoire

Gustave Caillebotte naît à Paris le 19 août 1848, dans une famille fortunée. Licencié en droit en 1868, reçu au barreau en 1870, il rejoint en 1874 le groupe impressionniste, dont il devient à la fois le peintre et le mécène.

Il finance de ses propres deniers les expositions du groupe de 1876 à 1882, achète les toiles de ses amis quand personne n'en veut, paie les loyers d'atelier. Sans lui, plusieurs des expositions impressionnistes n'auraient pas eu lieu.

Sa peinture, longtemps regardée comme secondaire, est aujourd'hui tenue pour l'une des plus fortes du groupe : perspectives plongeantes, cadrages photographiques, Paris vu du balcon et raboteurs de parquet à genoux dans la lumière.

À partir de 1888, il se consacre à la construction navale et à la voile ; il devient un régatier réputé et un architecte naval reconnu. La peinture passe au second plan.

Il meurt d'apoplexie à Gennevilliers le 21 février 1894, à quarante-cinq ans. Son testament lègue à l'État soixante-sept toiles de Renoir, Monet, Degas et Pissarro ; l'État n'en accepte que trente-huit, en 1897, et refuse les autres à deux reprises — elles quitteront la France. Celles qu'il a prises forment le noyau des collections impressionnistes du musée d'Orsay.

La sépulture

Une chapelle familiale, avenue des Ailantes, dont l'élément remarquable est un vitrail rond à motifs floraux et de feuillages : la seule couleur d'un monument par ailleurs discret. Rien n'y désigne le peintre ni le collectionneur, et rien n'y rappelle le legs de soixante-sept toiles qui a fait entrer l'impressionnisme dans les musées français. Son frère Martial, photographe, mort en 1910, repose dans la même chapelle.

Sur place, ne manquez pas

Le vitrail rond de la chapelle, ses fleurs et ses feuillages — la seule couleur d'une sépulture par ailleurs très sobre.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Gustave Caillebotte ?

En division 70, avenue des Ailantes, première ligne, dans la partie orientale du cimetière. C'est une chapelle familiale, reconnaissable à son vitrail rond à motifs de fleurs et de feuillages.

Marie d'Agoult

Quel fut son rôle dans l'impressionnisme ?

Celui d'un peintre et d'un mécène : il finança les expositions du groupe de 1876 à 1882 sur sa fortune personnelle et acheta les toiles de ses amis quand personne n'en voulait. Plusieurs expositions n'auraient pas eu lieu sans lui.

Camille Pissarro

Qu'est-il arrivé à son legs ?

Il léguait soixante-sept toiles de Renoir, Monet, Degas et Pissarro à l'État, qui n'en accepta que quarante. Le reste ne fut reçu qu'en 1928, et l'ensemble constitue aujourd'hui le noyau des collections impressionnistes du musée d'Orsay.

Camille Corot

Était-il vraiment ingénieur et navigateur ?

Oui : diplômé ingénieur en 1873 et reçu au barreau la même année, il se consacra à partir de 1888 à la construction navale et à la voile, devenant architecte naval reconnu et régatier réputé. Son frère Martial était photographe.

Gustave Doré

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