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Portrait de Le maréchal KELLERMANN
Politique & histoire

Le maréchal KELLERMANN

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Maréchal d'Empire.

Kellermann avait cinquante-sept ans et toute une carrière derrière lui quand la Révolution lui confia une armée. Le 20 septembre 1792, à Valmy, la canonnade suffit : les Prussiens renoncent et se retirent, et cette victoire improbable sauve une République proclamée le lendemain. Goethe, dans le camp d'en face, y vit le début d'une ère. La Convention le fit pourtant emprisonner treize mois.

EmplacementAvenue des Acacias, 1ʳᵉ ligne
Division18
Dates1735 – 1820

L'histoire

Né à Strasbourg le 28 mai 1735, officier de cavalerie sous Louis XV, Kellermann a cinquante-sept ans et une carrière entière derrière lui quand la Révolution lui confie l'armée du Centre.

Le 20 septembre 1792, à Valmy, il fait face aux Prussiens du duc de Brunswick. La canonnade suffit : l'ennemi renonce et se retire. Cette victoire improbable sauve la jeune République, proclamée le lendemain ; Goethe, présent dans le camp adverse, y voit le début d'une ère nouvelle.

Suspecté de tiédeur par la Convention, il est emprisonné treize mois et passe à deux doigts de l'échafaud. Acquitté à l'unanimité en novembre 1794, il retrouve ses commandements.

Napoléon le fait maréchal en 1804 — l'un des quatre maréchaux honoraires, avec Lefebvre, Pérignon et Sérurier — puis duc de Valmy en 1808. Trop âgé pour la campagne, il organise les armées de réserve. En 1815, siégeant parmi les pairs qui jugent Ney, il vote la mort de son ancien compagnon d'armes.

Il meurt le 13 septembre 1820, à quatre-vingt-cinq ans, la veille du maréchal Lefebvre. Son corps repose en division 18, avenue des Acacias, avec son fils François Étienne, second duc de Valmy, et son petit-fils Edmond, le troisième. Son cœur fut déposé au milieu du champ de bataille de Valmy le 3 septembre 1821.

La sépulture

Un monument de famille élevé par l'architecte van Cleemputte (1796-1871), orné de sculptures de Jean-Baptiste Plantar (1790-1879) : armoiries, masque, tête d'ange. Il porte les noms de trois ducs de Valmy et deux noms de batailles, Valmy et Marengo — la victoire du père et celle du fils. L'inscription principale se lit encore : « François Christophe de KELLERMANN, duc de VALMY, Pair et maréchal de France, né à Strasbourg le 28 mai 1735, décédé à Paris le 13 sept. 1820. » Le corps est là, le cœur est à Valmy.

Sur place, ne manquez pas

Deux noms de victoires se répondent sur le monument : Valmy, celle du père, et Marengo, celle du fils. Cherchez le masque et la tête d'ange sculptés par Plantar, puis l'inscription qui donne au maréchal quatre-vingt-cinq ans.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe du maréchal Kellermann ?

En division 18, avenue des Acacias, dans un caveau qui réunit les trois ducs de Valmy. La division est aussi celle de Champollion, de Monge et de Fourier : le plus vieux maréchal de l'Empire y voisine avec ses savants.

Jean-François Champollion

Où est le cœur du maréchal Kellermann ?

À Valmy, au milieu du champ de bataille, où il fut déposé le 3 septembre 1821 selon ses dernières volontés. Kellermann est le seul du cimetière dont le cœur ait été porté sur un lieu d'histoire, et non dans une ville natale ou une église de famille.

Anna de Noailles

Pourquoi Valmy est-elle une bataille importante ?

Parce que la canonnade du 20 septembre 1792 arrêta l'invasion prussienne et sauva la République, proclamée le lendemain. Goethe, témoin de la scène dans le camp adverse, y vit le commencement d'une ère nouvelle.

Le maréchal Ney

Que voit-on sur la tombe du maréchal Kellermann ?

Un monument dû à l'architecte van Cleemputte, orné de sculptures de Jean-Baptiste Plantar : armoiries, masque et tête d'ange. Deux noms de victoires s'y répondent, Valmy pour le père et Marengo pour le fils, général de cavalerie.

Le maréchal Lefebvre

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