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Portrait de Michel NEY
Politique & histoire

Michel NEY

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Maréchal d'Empire.

Valet d'armée à Valmy, il gagna à la retraite de Russie le surnom que lui donna Napoléon : « le brave des braves ». Il avait promis à Louis XVIII de ramener l'Empereur dans une cage de fer, et le rejoignit. Condamné par la Chambre des pairs, il commanda lui-même le feu, le 7 décembre 1815.

EmplacementChemin Masséna, 1ʳᵉ ligne
Division29
Dates1769 – 1815

L'histoire

Michel Ney naît à Sarrelouis le 10 janvier 1769, fils de tonnelier. Engagé à dix-huit ans dans les hussards, il est à Valmy en 1792, officier dès le mois d'octobre, et général de brigade quatre ans plus tard : la Révolution fait des carrières que l'Ancien Régime interdisait.

Elchingen en 1805, Iéna en 1806, Friedland en 1807, Borodino en 1812 : maréchal, duc d'Elchingen puis prince de la Moskowa, il est l'un des grands sabreurs de l'Empire.

C'est la retraite de Russie qui lui donne son surnom. À la tête de l'arrière-garde, il tient le contact avec les Cosaques pendant des semaines et sauve ce qui reste de la Grande Armée : Napoléon l'appelle alors « le brave des braves ».

En 1815, il promet à Louis XVIII de ramener Napoléon dans une cage de fer, et se rallie à lui en le rejoignant. Le geste, aux Cent-Jours, signe son arrêt de mort : jugé par la Chambre des pairs, il est condamné et fusillé le 7 décembre 1815, place de l'Observatoire, où il commande lui-même le feu.

Il est d'abord inhumé en division 42, puis transféré en division 29, où il repose avec son beau-frère, le préfet Charles Guillaume Gamot. Une légende tenace, que les inventaires rapportent comme une rumeur non vérifiée, veut qu'une conjuration l'ait sauvé du peloton et qu'il ait émigré aux États-Unis.

La sépulture

Un monument orné d'un bas-relief de marbre d'auteur inconnu : le médaillon du maréchal y est pris dans une couronne de lauriers qui supporte une croix de la Légion d'honneur. Deux noms de batailles seulement sont gravés, « Hohenlinden 1800 » et « Iéna 1806 » — ni Elchingen, ni la Moskowa, ni la retraite de Russie qui lui valut son surnom, ni bien sûr le 7 décembre 1815. La sépulture n'est pas d'origine : Ney fut d'abord inhumé en division 42 avant d'être transféré ici, et son beau-frère le préfet Charles Guillaume Gamot, mort en 1820, l'y accompagne.

Sur place, ne manquez pas

Les deux noms de batailles gravés dans le bas-relief — Hohenlinden 1800, Iéna 1806 — et la Légion d'honneur suspendue à la couronne.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe du maréchal Ney ?

En division 29, chemin Masséna, première ligne, dans la partie ancienne et haute du cimetière. Ce n'est pas son emplacement d'origine : il avait d'abord été inhumé en division 42, avant d'être transféré ici.

Le maréchal Masséna

Pourquoi Ney a-t-il été fusillé ?

Pour s'être rallié à Napoléon pendant les Cent-Jours, après avoir promis à Louis XVIII de le ramener dans une cage de fer. Jugé par la Chambre des pairs, il fut exécuté le 7 décembre 1815 place de l'Observatoire.

Le maréchal Augereau

Pourquoi l'appelait-on « le brave des braves » ?

Le surnom lui vient de la retraite de Russie, en 1812 : à la tête de l'arrière-garde, il tint le contact avec les Cosaques pendant des semaines et sauva ce qui restait de la Grande Armée. C'est Napoléon qui l'a nommé ainsi.

Augustin-Daniel Belliard

A-t-il vraiment échappé au peloton ?

Non, mais la légende court : une conjuration l'aurait sauvé et il aurait émigré aux États-Unis. Les inventaires du cimetière la rapportent expressément comme une rumeur non vérifiée, sans le moindre document à l'appui.

François Marie d'Aboville

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