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Portrait de Jules CORNÉLY
Écrivains & poètes

Jules CORNÉLY

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Journaliste, dreyfusard.

Cornély écrivait dans les grands journaux de la Troisième République — le Gaulois, dont il fut rédacteur en chef, puis le Figaro —, à une époque où l'éditorial faisait et défaisait les réputations. L'affaire Dreyfus le mit à l'épreuve : antidreyfusard comme ses lecteurs, il changea d'avis, quitta le Gaulois en décembre 1897 et alla défendre Dreyfus au Figaro, ce que peu firent dans son camp. Il meurt en 1907. Une plaque de bronze scellée sur son tombeau porte sa profession de foi.

EmplacementAvenue Carette, 2ᵉ ligne
Division92
Dates1845 – 1907

L'histoire

L'affaire Dreyfus met Jules Cornély à l'épreuve. Rédacteur en chef du Gaulois, journal de droite, il est d'abord antidreyfusard comme ses lecteurs. Puis il change d'avis, quitte le journal en décembre 1897 et passe au Figaro pour y défendre Dreyfus — un éditorialiste qui se déjuge en public et y perd sa place.

Né en 1845 à Nogna, dans le Jura, Jules Cornély fait carrière dans la grande presse de la Troisième République — le Gaulois, dont il est rédacteur en chef, puis le Figaro —, et avait fondé en 1881 son propre journal, Le Clairon, à une époque où l'éditorial fait et défait les réputations.

Il meurt en 1907. Une plaque de bronze scellée sur son tombeau porte sa profession de foi : « Nous laisserons les fenêtres de nos logis ouvertes pour entendre de plus près les cris des opprimés et les plaintes des victimes. » Il repose en division 92, celle du gisant de Victor Noir — autre journaliste entré dans l'histoire, mais par sa mort.

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Une plaque de bronze scellée sur le tombeau : « Nous laisserons les fenêtres de nos logis ouvertes pour entendre de plus près les cris des opprimés et les plaintes des victimes. » La division 92 est celle du gisant de Victor Noir, autre journaliste entré dans l'histoire — mais par sa mort.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Jules Cornély ?

En division 92 du Père-Lachaise, celle du gisant de Victor Noir — autre journaliste entré dans l'histoire, mais par sa mort.

Victor Noir

Était-il dreyfusard ?

Il l'est devenu. Jules Cornély fut d'abord antidreyfusard, puis se convertit publiquement au cours de l'Affaire. Le revirement assumé est rare dans la presse de l'époque : on se taisait plutôt que d'avouer s'être trompé.

Alphonse Bertillon

Pour quels journaux écrivait-il ?

Le Gaulois, dont il était rédacteur en chef, puis le Figaro, qu'il rejoignit en décembre 1897 pour y défendre Dreyfus. Il tenait la chronique politique, à une époque où l'éditorial faisait et défaisait les réputations. Il avait été d'abord antidreyfusard.

Jules Claretie

Qui a payé son tombeau ?

Une souscription publique lancée par le journal Le Siècle, sous le patronage du président du Sénat, de celui de la Chambre des députés, du prince de Monaco et de Millerand, alors ministre. Le monument porte un buste de bronze de Paul Moreau-Vauthier et des plaques figurant les journaux où il écrivit. L'épitaphe se réduit à un remerciement : « À J. CORNELY, 1845-1907. Ses admirateurs, ses amis ».

Charles Longuet

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