
Joseph CAILLAUX
Voir surle plan
Homme politique, président du Conseil, ministre des Finances.
Joseph Caillaux obtint en juillet 1914 le vote de la réforme de sa vie, un impôt sur le revenu enfin progressif. Président du Conseil en 1911, il avait réglé la crise d'Agadir par la négociation, ce que les nationalistes ne lui pardonnèrent jamais. En mars 1914, sa femme tira six balles sur le directeur du Figaro, qui menait campagne contre lui ; elle fut acquittée, et lui démissionna.
L'histoire
Né au Mans le 30 mars 1863, fils d'un ministre de la Troisième République, Joseph Caillaux entre à l'inspection des Finances et se fait le spécialiste du budget. Ministre des Finances en 1899 puis de 1906 à 1909, il porte la réforme d'une vie : l'impôt progressif sur le revenu, longtemps combattu, adopté en juillet 1914.
Président du Conseil en 1911, il règle la crise d'Agadir avec l'Allemagne par la négociation. Les nationalistes ne le lui pardonneront jamais et le poursuivront pendant vingt ans.
En mars 1914, sa femme Henriette abat de six balles le directeur du Figaro, Gaston Calmette, qui menait contre son mari une campagne de presse acharnée. Caillaux démissionne. Elle sera acquittée.
Partisan d'une paix négociée pendant la guerre, il est arrêté, jugé pour intelligences avec l'ennemi et condamné en 1920 ; amnistié en 1925, il revient au Sénat et reste jusqu'en 1940 l'un des hommes les plus écoutés de la République.
Il meurt à Mamers le 22 novembre 1944 et repose en division 54, avenue des Ailantes, première ligne, avec son père Eugène Caillaux (1822-1896) — mais non avec son épouse, dont il vivait séparé.
La sépulture
Une tombe de famille, dont l'inscription principale n'est pas la sienne : « FAMILLE CAILLAUX. Eugène Andre CAILLAUX ingenr des Ponts et Chaussées, Président de la Cie P.L.M., député, sénateur, ministre, 1822-1896. » C'est le père. Le fils, créateur de l'impôt sur le revenu et deux fois chef du gouvernement, y occupe la portion la plus discrète — et son épouse Henriette, dont il vivait séparé, n'y figure pas.
Sur place, ne manquez pas
L'inscription donne toute la place au père, Eugène Caillaux, président de la compagnie P.L.M. — et presque aucune au fils, qui fut deux fois président du Conseil et créa l'impôt sur le revenu.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Joseph Caillaux ?
En division 54, avenue des Ailantes, première ligne, dans la tombe de la famille Caillaux. Il y repose avec son père Eugène, non avec son épouse. La division est aussi celle du duc de Morny et de Marie d'Agoult.
Charles de MornyPourquoi Joseph Caillaux est-il resté célèbre ?
Pour l'impôt sur le revenu. Ministre des Finances de 1906 à 1909, il porta cette réforme contre une partie du Parlement jusqu'à son adoption en juillet 1914, quelques semaines avant la guerre. C'est le fondement de la fiscalité française actuelle.
Achille FouldQue s'est-il passé avec Gaston Calmette ?
En mars 1914, Henriette Caillaux abattit de six balles le directeur du Figaro, qui menait une campagne de presse acharnée contre son mari. Joseph Caillaux démissionna de la présidence du Conseil ; son épouse fut acquittée.
Marie d’AgoultQue dit l'inscription de la tombe Caillaux ?
Elle célèbre surtout le père : « FAMILLE CAILLAUX. Eugène Andre CAILLAUX ingenr des Ponts et Chaussées, Président de la Cie P.L.M., député, sénateur, ministre, 1822-1896. » Le fils, deux fois chef du gouvernement, y tient beaucoup moins de place.
Edmond AdamAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes
l'audio guideà partir de6,99 €