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Chanson & musique populaire

Gaston HABREKORN

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Chanteur.

Gaston Habrekorn écrivit près de trois cents chansons que reprirent les vedettes du café-concert — Thérésa, Yvette Guilbert, Dranem — avant de les chanter lui-même sur les scènes de Montmartre, dans la veine grivoise d'avant 1914. En 1905, il racheta le Bataclan, salle vieillie qu'il rouvrit avec « La Chanson de Fortunio » d'Offenbach et remplit de tableaux vivants tirés de la mythologie. Son épitaphe ne le dit qu'« homme de lettres ».

EmplacementAvenue Carette, 1ʳᵉ ligne
Division93
Dates1866 – 1917

L'histoire

Né à Rouen le 31 mars 1866, Gaston Habrekorn écrit près de trois cents chansons que reprennent les vedettes du café-concert — Thérésa, Yvette Guilbert, Dranem — avant de les chanter lui-même sur les scènes de Montmartre.

En 1905, il rachète le Bataclan, boulevard Voltaire. La salle avait vieilli ; il la rouvre avec « La Chanson de Fortunio » d'Offenbach, y monte des tableaux vivants tirés de la mythologie, et fait revenir la foule.

Il chante dans une veine où le rire et la grivoiserie tiennent lieu de politesse — le registre du café-concert d'avant 1914, qui parle à un public d'ouvriers et d'employés.

La guerre vide les salles et fatigue les hommes. Il meurt le 9 décembre 1917, à cinquante-et-un ans, au moment où le music-hall commence à remplacer le café-concert.

Il repose en division 93, avenue Carette, première ligne, dans une chapelle de famille restaurée avec le concours de la Fondation du Patrimoine. Deux bas-reliefs de marbre y portent les masques de la tragédie et de la comédie, et un vitrail une lyre.

La sépulture

Une chapelle familiale, restaurée avec le concours de la Fondation du Patrimoine. La façade porte deux bas-reliefs de marbre : les masques de la Comédie et de la Tragédie. À l'intérieur, un vitrail anonyme figure une lyre. L'épitaphe est plus sobre que la carrière : « Gaston HABREKORN, homme de lettres, 31 mars 1866 – 9 décembre 1917 » — rien du Bataclan, rien de Montmartre, rien du surnom sous lequel on l'applaudissait.

Sur place, ne manquez pas

Les masques de la Comédie et de la Tragédie, sculptés dans le marbre de la façade, et le vitrail à la lyre qu'on aperçoit à l'intérieur. L'inscription, elle, ne dit que « homme de lettres » — pas un mot de chansonnier.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Gaston Habrekorn ?

En division 93, avenue Carette, première ligne : une chapelle familiale reconnaissable à ses deux bas-reliefs de marbre, les masques de la Comédie et de la Tragédie. La division est aussi celle du clown Foottit.

Foottit

Qu'a fait Habrekorn au Bataclan ?

Il l'a racheté en 1905, boulevard Voltaire, l'a rouvert avec « La Chanson de Fortunio » d'Offenbach et y a monté des tableaux vivants tirés de la mythologie, qui ont fait revenir la foule dans une salle vieillissante. Le succès lui a rendu le public que les cabarets de Montmartre lui avaient donné.

Jean-Baptiste Clément

Que voit-on sur la chapelle Habrekorn ?

En façade, deux bas-reliefs de marbre : les masques de la Comédie et de la Tragédie. À l'intérieur, un vitrail anonyme figure une lyre. L'inscription dit simplement « homme de lettres », 31 mars 1866 – 9 décembre 1917.

Robert Planquette

Qu'était le café-concert où il chantait ?

Le spectacle populaire parisien d'avant 1914 : chansons, comique troupier, numéros variés, un public d'ouvriers et d'employés. Le music-hall des grandes salles, celui de Joseph Oller et de l'Olympia, l'a supplanté après la guerre.

Joseph Oller

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