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Portrait de Robert PLANQUETTE
Musique classique

Robert PLANQUETTE

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Compositeur d'opérettes.

Robert Planquette commença par des romances militaires, dont Le Régiment de Sambre-et-Meuse, marche que le pays entier fredonne sans en connaître l'auteur. En 1877, ses Cloches de Corneville tinrent quatre cent huit représentations : après Offenbach, l'opérette la plus jouée du temps. Rip lui donna Londres, cas rare pour un Français du genre. Un refroidissement pris en répétition l'emporta.

EmplacementAvenue Carette, 1ʳᵉ ligne
Division93
Dates1848 – 1903

L'histoire

Né à Paris en 1848 dans une famille normande, Robert Planquette passe par le Conservatoire et commence par des romances militaires. L'une d'elles, « Le Régiment de Sambre-et-Meuse », est devenue une marche que la France entière connaît sans savoir de qui elle est.

En 1877, aux Folies-Dramatiques, Les Cloches de Corneville tiennent quatre cent huit représentations : l'opérette la plus jouée de son temps après celles d'Offenbach.

Rip, créé à Londres en 1882 puis à Paris en 1884, confirme son succès outre-Manche — cas rare pour un compositeur français d'opérette.

Surcouf (1887) et Panurge (1895) suivent, sans retrouver Corneville.

Il meurt le 28 janvier 1903 d'un refroidissement contracté en quittant une répétition, à cinquante-quatre ans. Il repose en division 93, avenue Carette, première ligne, sous une stèle de granit rose chargée de trois cloches de bronze — celles de Corneville.

La sépulture

Une stèle de granit rose conçue par l'architecte Philippe Beauvois, chargée de bronzes : un médaillon signé Legastelois (1904), trois cloches — pour Les Cloches de Corneville —, une branche de pommier normand, la rosette de la Légion d'honneur, une lyre, un flambeau, et des dragons aux quatre angles. L'inscription énumère les ouvrages avec leurs dates : « Le régiment de Sambre et Meuse, 1872, Les cloches de Corneville, 1877, Rip, 1884, Surcouf, 1887, Panurge, 1895. » Sa femme, Anna Berthelot, morte la même année que lui, y figure la première.

Sur place, ne manquez pas

Les trois cloches de bronze de la stèle, en écho à son grand succès, la branche de pommier normand, la rosette de la Légion d'honneur — et, gravés en liste, les cinq titres de ses ouvrages avec leurs dates.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Robert Planquette ?

En division 93, avenue Carette, première ligne. On la reconnaît sans hésiter : une stèle de granit rose ornée de trois cloches de bronze, en écho aux Cloches de Corneville, avec des dragons de bronze aux angles.

Félix Ziem

Quelle œuvre a rendu Planquette célèbre ?

Les Cloches de Corneville, en 1877 : quatre cent huit représentations aux Folies-Dramatiques, l'opérette la plus jouée de son temps après celles d'Offenbach. Il avait aussi écrit « Le Régiment de Sambre-et-Meuse ».

Charles Lecocq

Comment est mort Robert Planquette ?

D'un refroidissement contracté en quittant une répétition, le 28 janvier 1903, à cinquante-quatre ans. Sa femme Anna Berthelot était morte la même année, et c'est son nom qui vient en premier sur la stèle.

Foottit

Sa musique a-t-elle voyagé ?

Oui, surtout en Angleterre : Rip est créé à Londres en 1882, deux ans avant Paris, cas rare pour un compositeur français d'opérette. Ses ouvrages y sont restés au répertoire plus longtemps qu'en France : la stèle grave d'ailleurs « Rip, 1884 », qui est la date parisienne : Londres l'avait joué deux ans plus tôt, en 1882.

Gioachino Rossini, division 4

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