
Claude-Henri de SAINT-SIMON
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Philosophe, fondateur du socialisme utopique.
Claude-Henri de Saint-Simon s'engagea à dix-sept ans dans l'armée, se battit pour l'indépendance américaine jusqu'à sa capture à la bataille des Saintes, fit fortune sur les biens nationaux et la perdit entière : à partir de 1810, il vécut pauvre. Sa pensée tenait dans une idée renversante pour l'époque, que la société doit être conduite par ceux qui produisent et non par ceux qui héritent. Quatre hommes suivirent ses obsèques, en 1825. Ils en firent une école.
L'histoire
Quatre hommes suivirent les obsèques civiles de Claude-Henri de Saint-Simon, le 22 mai 1825 : Olinde Rodrigues, Auguste Comte, Augustin Thierry et Prosper Enfantin. Sa famille n'était pas venue, et il mourait presque inconnu. Ils allaient faire de sa pensée le saint-simonisme.
Né à Paris en 1760, petit cousin du duc de Saint-Simon le mémorialiste, Claude-Henri de Rouvroy s'engagea à dix-sept ans dans l'armée que la France envoyait aux insurgés d'Amérique, servit sous Rochambeau et La Fayette, fut pris par les Anglais à la bataille des Saintes en 1782 et détenu à la Jamaïque jusqu'à la paix. Il fit fortune en spéculant sur les biens nationaux, les terres confisquées à l'Église et aux émigrés, puis la perdit : à partir de 1810, il vécut dans la misère. Auguste Comte fut son secrétaire de 1817 à 1824, avant la rupture — et avant que le positivisme ne sorte de cette collaboration.
Sa pensée renversait l'ordre établi : la société doit être organisée par ceux qui produisent, industriels, savants, artistes, et non par ceux qui héritent. Développée après sa mort, elle inspirera le canal de Suez et les chemins de fer.
L'inscription de la division 28 le réduit à un mot de métier : « économiste ». Ni le comte, ni l'officier d'Amérique, ni le fondateur d'une doctrine. À quelques pas, les mausolées de Beaumarchais et de Barras occupent plus de place.
La sépulture
Une pierre d'une grande sobriété, dont l'inscription réduit à un mot de métier l'un des penseurs les plus influents du siècle : « Claude-Henri, ROUVROY, de SAINT-SIMON, économiste, 1760-1825. » Ni le comte, ni l'officier de la guerre d'indépendance américaine, ni le fondateur du saint-simonisme. Il est mort presque inconnu, et ses obsèques civiles du 22 mai 1825 ne réunirent que quatre hommes — dont Auguste Comte et Prosper Enfantin, qui allaient bâtir une doctrine sur sa pensée.
Sur place, ne manquez pas
L'inscription le réduit à un mot de métier : « Claude-Henri, ROUVROY, de SAINT-SIMON, économiste, 1760-1825. » Le contraste avec les monuments voisins de la division 28 est frappant.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Saint-Simon ?
En division 28, chemin Camille-Jordan, première ligne. L'inscription tient en un mot de métier : « Claude-Henri, ROUVROY, de SAINT-SIMON, économiste, 1760-1825 ». La division réunit Beaumarchais, Barras et Boissy d'Anglas.
Paul BarrasQui a suivi ses obsèques ?
Quatre hommes qui feront de sa pensée une doctrine : Olinde Rodrigues, Auguste Comte, Augustin Thierry et Prosper Enfantin. Les obsèques du 22 mai 1825 furent purement civiles, et il mourut presque inconnu.
Auguste ComteQu'est-ce que le saint-simonisme ?
L'idée que la société doit être organisée par ceux qui produisent — industriels, savants, artistes — et non par ceux qui héritent. Développée après sa mort par Enfantin et Rodrigues, elle a inspiré le canal de Suez et les chemins de fer.
Prosper EnfantinA-t-il combattu en Amérique ?
Oui : engagé à dix-sept ans dans l'armée, il servit sous Rochambeau pendant la guerre d'indépendance américaine, fut pris à la bataille des Saintes en 1782 et détenu à la Jamaïque. Il était par ailleurs le petit cousin du duc de Saint-Simon, le mémorialiste de Louis XIV.
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