
Entré quatrième à Polytechnique à seize ans, il fonda la sociologie comme science dans son « Cours de philosophie positive », puis, après la mort de Clotilde de Vaux, une religion de l'Humanité dont il rédigea le catéchisme en 1852. Sa devise a donné l'« Ordem e Progresso » du drapeau brésilien.
L'histoire
Auguste Comte naît à Montpellier en 1798, dans une famille catholique de la petite bourgeoisie, et entre à seize ans quatrième à Polytechnique. Il est de 1817 à 1824 le secrétaire du comte de Saint-Simon, avant une rupture définitive.
Le premier volume de son « Cours de philosophie positive » paraît en 1830 ; le sixième et dernier en 1842. Il y expose la loi des trois états et fonde la sociologie comme science. Répétiteur à Polytechnique, il vit du peu que lui rapportent ses cours.
Sa rencontre avec Clotilde de Vaux, en 1845, change sa pensée autant que sa vie. Elle meurt l'année suivante ; Comte lui voue un culte et fait d'elle la patronne d'une religion de l'Humanité, dont il rédige le « Catéchisme positiviste » en 1852.
Le « Système de politique positive », en quatre volumes de 1851 à 1854, achève ce passage du savant au prophète. La formule qu'il grave au fronton de sa doctrine — « L'amour pour principe et l'ordre pour base, le progrès pour but » — figure aujourd'hui sur sa tombe.
Il meurt inconsolable le 5 septembre 1857. Le positivisme est resté au Brésil une religion vivante : ce sont ses fidèles qui ont offert en 1985 la statue de bronze de la division 17, et c'est de Comte que vient l'« Ordem e Progresso » du drapeau brésilien.
La sépulture
Une grande statue de bronze intitulée « Maternité », œuvre du sculpteur brésilien Henrique Batista Da Silva Oliveira, fondue à Rio de Janeiro par la maison Zani et posée en 1985 — le terrain lui-même ayant été offert par la famille Alvaro Da Silva. Le haut piédestal porte un médaillon où Comte fait face à Clotilde de Vaux, et deux bas-reliefs consacrés à sa mère, Rosalie Boyer, et à sa servante Sophie Bliaux-Thomas : ce sont les « trois anges » que nomme l'inscription. On y lit la devise du positivisme, « l'amour pour principe et l'ordre pour base, le progrès pour but », et cette phrase : « les vivants sont toujours et de plus en plus gouvernés nécessairement par les morts ».
Sur place, ne manquez pas
Le médaillon du piédestal, où Comte et Clotilde de Vaux se font face, et la phrase gravée dessous : « Auguste Comte et ses trois anges ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Auguste Comte ?
En division 17, chemin de la Bédoyère, cinquième ligne. Une grande statue de bronze la surmonte, sur un haut piédestal orné d'un médaillon du philosophe et de Clotilde de Vaux, et de deux bas-reliefs.
Clotilde de VauxPourquoi une statue offerte par le Brésil ?
Parce que le positivisme y est resté une religion vivante, la deuxième du pays. Des positivistes brésiliens ont offert en 1985 cette statue du sculpteur Henrique Batista Da Silva Oliveira, fondue à Rio de Janeiro.
Le général AndranikQui était Clotilde de Vaux pour lui ?
La femme rencontrée en 1845 et morte l'année suivante, dont il fit la patronne de sa religion de l'Humanité. Son médaillon figure sur le piédestal à côté du sien, et sa propre tombe est également au Père-Lachaise.
Marie d'AgoultQuel est le rapport avec le drapeau brésilien ?
La devise « Ordem e Progresso » qui y figure vient directement de la formule de Comte gravée sur sa tombe : « l'amour pour principe et l'ordre pour base, le progrès pour but ». Le positivisme fut la doctrine des fondateurs de la République brésilienne.
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