
En 1842, il acheta aux Anglais Elkington les brevets d'argenture par électrolyse : une couche d'argent sur un métal commun, et l'argenterie cesse d'être un privilège de fortune. Sa maison devint la plus importante orfèvrerie de France. Il est mort à Brunoy, quand son inscription le dit mort à Paris.
L'histoire
Né à Paris le 25 octobre 1805, Charles Christofle entre en 1820 comme apprenti chez son beau-frère bijoutier ; dix ans plus tard il a pris la place du patron, et l'atelier compte bientôt cinquante ouvriers.
Le tournant est 1842 : il achète les brevets des Anglais Elkington sur la dorure et l'argenture par électrolyse. Le procédé dépose une couche d'argent sur un métal commun — l'argenterie cesse d'être un privilège de fortune.
Il fonde « Charles Christofle & Cie » en 1845, puis, dès 1846, fabrique lui-même les pièces qu'il argente : la maison maîtrise toute la chaîne.
Au fil du siècle, la manufacture devient la plus importante orfèvrerie de France : couverts des Tuileries, services des paquebots, commandes officielles.
Il meurt à Brunoy le 15 décembre 1863 — l'inscription, elle, le dit mort à Paris. Il repose en division 4, avenue Latérale Nord, première ligne, dans la sépulture des Bouilhet-Christofle-Champetier de Ribes, avec son fils Georges (1839-1907).
La sépulture
Une sépulture familiale sur plusieurs générations, où se croisent les noms de Bouilhet, Christofle et Champetier de Ribes — l'orfèvrerie s'est transmise par les alliances autant que par les fils. L'inscription du fondateur est précise et fautive à la fois : « Charles Henri CHRISTOFLE, manufacturier, Officier de la légion d'honneur, né à Paris le 25 octobre 1805, mort à Paris le 15 décembre 1863. » Il est mort à Brunoy.
Sur place, ne manquez pas
Lisez le lieu du décès : la pierre dit « mort à Paris », les registres disent Brunoy. Cherchez ensuite les autres noms — Bouilhet, Champetier de Ribes : trois familles d'orfèvres dans une seule sépulture.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Charles Christofle ?
En division 4, avenue Latérale Nord, première ligne, dans une sépulture familiale sur plusieurs générations — Bouilhet, Christofle, Champetier de Ribes. Son fils Georges (1839-1907), orfèvre lui aussi, y repose.
Jean-Pierre DantanQu'a inventé Charles Christofle ?
Rien, à proprement parler : il a acheté. En 1842, il a racheté aux Anglais Elkington leurs brevets d'argenture par électrolyse, et son mérite a été d'en faire une industrie : l'argenterie de table a cessé d'être un luxe d'aristocrates pour gagner les salles à manger bourgeoises.
René LaliqueQuand la maison Christofle a-t-elle été fondée ?
En 1845, sous le nom « Charles Christofle & Cie ». Dès 1846, elle fabrique elle-même les pièces qu'elle argente. Elle devint la plus importante maison d'orfèvrerie de France au XIXᵉ siècle, et elle existe toujours sous le même nom.
Ferdinand BarbedienneY a-t-il une erreur sur sa tombe ?
Oui, sur le lieu de sa mort : l'inscription le dit « mort à Paris le 15 décembre 1863 » alors que les registres le font mourir à Brunoy, en Seine-et-Oise. La date est juste, le lieu ne l'est pas : l'erreur est dans la pierre depuis 1863.
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