
Orateur lyonnais que ses discours enflammés firent surnommer Jordan-Chevelure, Camille Jordan commença du mauvais côté : il prit les armes en 1793 dans la révolte lyonnaise contre la Convention. Réfugié en Suisse, il revint en 1796 dans le rôle inverse, celui du modérateur, et défendit jusqu'à sa mort un juste milieu entre l'Ancien Régime et la Révolution. David d'Angers a sculpté son médaillon.
L'histoire
« Jordan-Cloche » : le surnom lui vient d'un rapport de 1797 où il réclamait que les campagnes puissent de nouveau sonner les cloches que la Révolution avait fait taire. Né à Lyon le 13 janvier 1771, fils de commerçant, Camille Jordan avait pourtant commencé du côté des adversaires de la Révolution — il participe en 1793 à la révolte de Lyon contre la Convention.
La répression le pousse en Suisse, puis en Angleterre. Il revient en 1796, dans un rôle inverse : celui de modérateur. Député au Conseil des Cinq-Cents, il se fait le partisan du juste milieu entre Ancien Régime et Révolution — position inconfortable, tenue jusqu'à sa mort en 1821.
Sa pierre porte deux mots : « Camille JORDAN. » Un médaillon de David d'Angers l'orne — le sculpteur funéraire le plus demandé du siècle, qui repose lui-même dans cette division 39. Le modérateur et son portraitiste sont voisins.
La sépulture
Un médaillon de David d'Angers — le sculpteur funéraire le plus demandé du siècle, inhumé dans la même division 39 —, et une inscription de deux mots : « Camille JORDAN. » Le nom est ailleurs, et en plus grand : le chemin Camille-Jordan qui longe la tombe a été baptisé en son honneur. Plusieurs allées du cimetière portent ainsi le nom du mort qu'elles longent.
Sur place, ne manquez pas
Médaillon signé David d'Angers, qui repose dans la même division. L'inscription, elle, tient en deux mots : « Camille JORDAN. » Le chemin qui longe la tombe porte son nom.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Camille Jordan ?
En division 39, sur le chemin Camille-Jordan, première ligne : l'allée du cimetière porte son nom. D'autres allées du cimetière portent ainsi le nom d'un mort : le chemin Adanson, l'avenue Delille. Il est mort en 1821.
David d’AngersPourquoi « Jordan-Chevelure » ?
Pour ses discours enflammés : le surnom lui vient de sa manière à la tribune. Fils de commerçant lyonnais, il avait d'abord combattu la Révolution avant d'en devenir l'un des modérateurs.
Jean-Baptiste SayQuel était son camp ?
Aucun, et c'était son projet : partisan du juste milieu entre Ancien Régime et Révolution. Il avait participé à la révolte de Lyon contre la Convention en 1793, s'était réfugié en Suisse, et revint en 1796 pour modérer.
Prosper EnfantinQui a sculpté son médaillon ?
David d'Angers, le sculpteur funéraire le plus demandé du siècle — qui repose lui-même dans la même division 39. L'inscription, en revanche, tient en deux mots : « Camille JORDAN ».
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