
Ami de jeunesse de Beethoven, avec qui il jouait dans l'orchestre de Bonn en 1785, Antoine Reicha s'installe à Paris et prend en 1818 la classe de composition du Conservatoire. Berlioz, Liszt, Gounod et César Franck en sortiront : aucun autre professeur de la maison n'a formé pareille liste. Né à Prague en 1770, il meurt en 1836, et ses élèves lui font élever un monument.
L'histoire
Né à Prague le 25 février 1770, Antoine Reicha perd son père tout enfant et suit en 1785 son oncle Josef Reicha, violoncelliste et chef de la musique de cour, jusqu'à Bonn. Dans cet orchestre, il joue à partir de 1789 à côté d'un altiste de son âge : Beethoven. Ils resteront amis.
Il s'installe à Paris en 1808. En 1818, le Conservatoire lui confie la classe de contrepoint et de fugue, laissée vacante par la mort de Méhul — la plus convoitée de l'établissement.
Ses élèves font la musique française du siècle : Berlioz, Liszt, Gounod, César Franck. Aucun autre professeur du Conservatoire ne peut aligner cette liste.
Membre de l'Institut, chevalier de la Légion d'honneur, il laisse une œuvre théorique considérable et des quintettes à vent qui restent au répertoire.
Il meurt à Paris le 28 mai 1836. Ses amis et ses élèves — Paër, Le Sueur, Baillot, Adam — forment une commission et font élever son monument en 1837, en division 7, avenue Casimir-Perier : un haut-relief de marbre du sculpteur Dominique Molchneth, où une Muse tient une flûte dans chaque main — son instrument. La Ville de Paris l'a restauré en 2010.
La sépulture
Un haut-relief de marbre posé en 1837, un an après sa mort : le buste du musicien, un petit génie ailé jouant de la lyre, et une Muse tenant une flûte — son instrument. L'œuvre est du sculpteur Dominique Molchneth, sur les plans de l'architecte François Thiollet, et fut financée par une commission d'amis et d'élèves où siégeaient Paër, Le Sueur, Baillot et Adam. La Ville de Paris l'a restauré en 2010. L'inscription détaille les titres : « A REICHA (Antoine Joseph), professeur de contrepoint, au conservatoire de musique, membre de l'Institut et de la Légion d'honneur, né à Prague le 25 février 1770, décédé à Paris le 28 mai 1836. »
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Le haut-relief de 1837 : le buste du professeur, un génie ailé jouant de la lyre et une Muse tenant une flûte — l'instrument de Reicha. Le monument a été payé par ses élèves.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Antoine Reicha ?
En division 7, avenue Casimir-Perier, première ligne, sous un haut-relief de marbre de 1837 : son buste, un petit génie ailé jouant de la lyre et une Muse tenant une flûte. La Ville de Paris l'a restauré en 2010.
RachelReicha connaissait-il Beethoven ?
Oui, depuis 1789 : ils jouaient dans le même orchestre à la cour de Bonn, Beethoven à l'alto, Reicha à la flûte. Ils étaient du même âge et sont restés amis toute leur vie, malgré Paris et Vienne.
Luigi CherubiniQuels élèves a formés Antoine Reicha ?
Berlioz, Liszt, Gounod et César Franck, entre autres. Il avait succédé à Méhul comme professeur de composition au Conservatoire en 1818 : aucun autre professeur de la maison ne peut aligner une liste comparable.
Étienne-Nicolas MéhulQui a fait élever son monument ?
Ses amis et ses élèves, réunis en commission — Paër, Le Sueur, Baillot, Adam. Le haut-relief de marbre est du sculpteur Dominique Molchneth, sur des plans de l'architecte François Thiollet, et fut posé en 1837.
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