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Portrait de VOLNEY
Écrivains & poètes

VOLNEY

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Philosophe et orientaliste.

Volney s'appelait Chassebœuf et s'était fabriqué un nom en soudant Voltaire à Ferney, la terre où le philosophe s'était retiré : moins un pseudonyme qu'une allégeance. Parti pour l'Orient en 1782, il passa deux années au Levant à apprendre l'arabe, et son récit de voyage fit autorité un demi-siècle. Ses Ruines, méditation écrite devant Palmyre, devinrent le manuel des libres penseurs et furent traduites partout en Europe.

EmplacementChemin des Anglais, 4ᵉ ligne
Division41
Dates1757 – 1820

L'histoire

Constantin-François de Chassebœuf s'est fabriqué un nom en contractant Voltaire et Ferney, le domaine où vivait le philosophe : Volney. Ce voyageur et orientaliste n'a pas pris un pseudonyme, il a fait une déclaration d'allégeance.

Né à Craon, en Mayenne, le 3 février 1757, il embarque fin 1782 pour l'Orient — l'Égypte, la Syrie, puis deux années au Grand Levant à apprendre l'arabe. Son Voyage en Égypte et en Syrie fera autorité un demi-siècle.

En 1791 paraissent Les Ruines, ou Méditation sur les révolutions des empires, écrites devant les décombres de Palmyre : l'ouvrage devient un manuel de libre pensée, traduit dans toute l'Europe. Député du Tiers aux États généraux, emprisonné sous la Terreur, sénateur sous l'Empire puis pair de France, il traverse quatre régimes sans jamais gouverner, et entre à l'Académie française.

Il meurt à Paris le 25 avril 1820. Son épitaphe ne retient que le dernier de ses titres, celui que la Restauration lui avait donné : « A F. VOLNEY, pair de France. » Ni l'Académie, ni l'Orient, ni les Ruines — une dignité de la Restauration.

La sépulture

Une sépulture dont l'inscription tient en cinq mots et choisit le titre le plus tardif : « A F. VOLNEY, pair de France. » Ni l'Académie française, ni les deux années passées au Levant à apprendre l'arabe, ni Les Ruines de 1791 qui firent sa gloire européenne. Le voyageur d'Égypte et de Syrie repose sous une dignité de la Restauration.

Sur place, ne manquez pas

Épitaphe de cinq mots qui retient le titre le plus tardif : « A F. VOLNEY, pair de France. » Ni l'Académie française, ni l'Orient, ni Les Ruines.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Volney ?

En division 41, chemin des Anglais, quatrième ligne. L'épitaphe est d'une brièveté frappante pour un membre de l'Académie française : « A F. VOLNEY, pair de France. » Rien de l'Orient, rien des Ruines.

Edmond du Sommerard, division 41

Qu'est-ce que Les Ruines de Volney ?

Son grand livre, paru en 1791 : une méditation sur les révolutions des empires, écrite devant les décombres de Palmyre. L'ouvrage est devenu un manuel de libre pensée, traduit dans toute l'Europe et lu bien au-delà du siècle.

Auguste Comte

Pourquoi s'appelait-il Volney ?

Parce qu'il l'a décidé : né Constantin-François de Chassebœuf, il s'est forgé ce nom en contractant Voltaire et Ferney, le domaine où vivait le philosophe. C'est une déclaration d'allégeance intellectuelle plus qu'un pseudonyme.

Jules Danbé

Volney a-t-il servi l'Empire ?

Oui, sans enthousiasme : sénateur sous Napoléon, il fut ensuite pair de France sous la Restauration. Député du Tiers en 1789, emprisonné sous la Terreur, il a traversé quatre régimes sans jamais gouverner.

Sieyès

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