Retour aux tombes
Portrait de Jules DANBÉ
Musique classique

Jules DANBÉ

Voir sur
le plan

Chef d'orchestre et compositeur.

Danbé fut premier prix de violon avant de fonder son propre concert, puis de prendre en 1877 la direction musicale de l'Opéra-Comique, qu'il tint vingt et un ans. Sous sa baguette naissent Les Contes d'Hoffmann, Lakmé, Manon et Le Roi malgré lui. Voilà l'homme des créations : il accouche les partitions d'autrui, et son nom ne figure sur aucune affiche. Ses abonnés lui ont payé un buste.

EmplacementAllée intérieure, 3ᵉ ligne
Division41
Dates1840 – 1905

L'histoire

Né à Caen le 16 novembre 1840, premier prix de violon en 1859, Jules Danbé joue aux Concerts Pasdeloup avant de fonder en 1871 son propre « Concert Danbé » au Grand-Hôtel.

Chef de la Gaîté-Lyrique en 1876, il devient l'année suivante chef principal de l'Opéra-Comique et le reste vingt et un ans, jusqu'en 1898.

Sous sa baguette naissent quatre ouvrages que le monde joue encore : Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach (10 février 1881), Lakmé de Delibes (14 avril 1883), Manon de Massenet (19 janvier 1884), Le Roi malgré lui de Chabrier (1887).

La Basoche de Messager suit en 1890. Danbé est le chef des premières : celui qui met au monde les partitions des autres et dont le nom ne reste sur aucune affiche.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1885, il meurt le 30 octobre 1905 et repose en division 41, allée intérieure, troisième ligne, sous un buste que ses abonnés ont payé.

La sépulture

Une stèle portant un buste de bronze signé et dédicacé par Georges Récipon (1860-1920), commandé par la Société des Matinées-Danbé — l'association de ses abonnés. La palme de bronze qui l'accompagnait a disparu. L'inscription est celle d'une famille : « JULES DANBÉ 1840-1905 », puis sa femme Caroline née Pierron, un fils prénommé Amiral, et deux autres Danbé jusqu'en 1978. Aucune des quatre créations de l'Opéra-Comique n'y est nommée.

Sur place, ne manquez pas

Le buste de bronze de Georges Récipon, signé et dédicacé, payé par l'association de ses abonnés. La palme de bronze qui l'accompagnait a disparu — comme celle de Stephen Heller en division 90.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Jules Danbé ?

En division 41, allée intérieure, troisième ligne, sous une stèle portant un buste de bronze signé et dédicacé par Georges Récipon. La palme de bronze qui complétait le monument a disparu, comme celle de Stephen Heller en division 90.

Edmond du Sommerard, division 41

Quelles créations a dirigées Jules Danbé ?

Quatre au moins qui sont restées : Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach le 10 février 1881, Lakmé de Delibes en 1883, Manon de Massenet en 1884 et Le Roi malgré lui de Chabrier en 1887 — puis La Basoche de Messager en 1890.

Gioachino Rossini, division 4

Où dirigeait Jules Danbé ?

À l'Opéra-Comique, dont il fut le chef principal de 1877 à 1898 — vingt et un ans. Il avait auparavant dirigé la Gaîté-Lyrique et fondé en 1871 son propre « Concert Danbé » au Grand-Hôtel, après avoir joué aux Concerts Pasdeloup.

Célestine Galli-Marié

Qui a payé son monument ?

La Société des Matinées-Danbé, l'association de ses abonnés, qui commanda le buste au sculpteur Georges Récipon. Peu de chefs d'orchestre ont eu leur propre public pour commanditaire de leur tombe : la palme de bronze du monument a depuis disparu.

Robert Planquette

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi