
Raymond de Sèze était avocat à Bordeaux quand il fut appelé à défendre Louis XVI. Le 26 décembre 1792, devant la Convention, il dit chercher des juges et ne voir que des accusateurs. Cela ne sauva pas le roi, et lui-même resta en prison jusqu'à Thermidor. La Restauration le combla de huit titres, tous gravés ; à la fin vient une date seule, sans commentaire.
L'histoire
« Je cherche parmi vous des juges et je ne vois que des accusateurs. » Raymond de Sèze, avocat, prononce la phrase devant la Convention le 26 décembre 1792 : il défend Louis XVI, et il vient de comprendre que le procès est joué. Elle ne sauvera pas le roi.
Né à Bordeaux le 26 septembre 1748, il était avocat dans sa ville avant ce procès. Arrêté après lui, il ne sera libéré qu'au 9 Thermidor, la chute de Robespierre, en juillet 1794.
La Restauration le comble : premier président de la Cour de cassation en 1815, élu à l'Académie française en 1816 au fauteuil de Jean-François Ducis, comte et pair de France, ministre d'État. Il meurt à Paris le 2 mai 1828 ; son épouse, morte en 1825, repose avec lui.
L'inscription de la division 53 est l'une des plus longues du cimetière et énumère toute la carrière. Puis, à la fin, une date seule, sans commentaire : « 26 décembre 1792. » Toute une carrière de titres n'aura pas suffi à effacer un seul jour.
La sépulture
L'une des inscriptions les plus longues du cimetière, qui énumère toute une carrière : « Ici reposent Raimond DE SEZE, comte et pair de France, ministre d'État, premier président de la cour de cassation, commandeur des ordres du Roi, l'un des quarante de l'Académie française, défenseur de Louis XVI, né à Bordeaux le 26 septembre 1748, décédé à Paris le 2 mai 1828 », suivie de son épouse, « Dame Margte Brethous, comtesse DE SEZE », morte en 1825. Puis, à la fin, une date seule, sans un mot d'explication : « 26 décembre 1792 » — le jour de sa plaidoirie pour le roi.
Sur place, ne manquez pas
L'épitaphe énumère huit titres — comte, pair de France, ministre d'État, premier président de la Cour de cassation, académicien, « défenseur de Louis XVI » — puis s'achève sur une date seule : « 26 décembre 1792 ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Raymond de Sèze ?
En division 53, avenue de la Chapelle, première ligne. Son épitaphe est l'une des plus longues du cimetière : elle énumère huit titres, et se termine par une date seule, sans commentaire : « 26 décembre 1792 ».
Ferdinand BarbedienneQu'a-t-il dit au procès du roi ?
« Je cherche parmi vous des juges et je ne vois que des accusateurs. » La phrase, prononcée le 26 décembre 1792, n'a pas sauvé Louis XVI — mais elle est gravée en creux sur sa tombe, sous la forme de sa seule date.
Paul BarrasQu'est-il devenu après le procès ?
Arrêté, puis libéré au 9 Thermidor. La Restauration lui a rendu bien davantage : premier président de la Cour de cassation en 1815, académicien en 1816 au fauteuil de Ducis, pair de France et ministre d'État.
SieyèsQui repose avec lui ?
Son épouse, « Dame Margte Brethous, comtesse DE SEZE », née à Bordeaux en 1749 et morte à Paris en 1825 — trois ans avant lui. Les deux inscriptions se suivent sur la même pierre, la sienne d'abord, avec ses huit titres.
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