Retour aux tombes
Portrait de Philippe-Frédéric BLANDIN
Sciences & médecine

Philippe-Frédéric BLANDIN

Voir sur
le plan

Chirurgien, pionnier de la chirurgie réparatrice.

Blandin publia en 1836 le premier traité français consacré à refaire, avec la peau du patient, les parties du corps détruites. Il y ordonna les techniques de réfection du nez et de la cloison, dans un temps qui ignorait l'anesthésie et l'antisepsie : on opérait vite, sur un homme éveillé. Des glandes salivaires, au bout de la langue, portent aussi son nom. Un médaillon de bronze montre son visage.

EmplacementChemin Chénier, 1ʳᵉ ligne
Division8
Dates1798 – 1849

L'histoire

Philippe-Frédéric Blandin, chirurgien, naît à Aubigny-sur-Nère en 1798, fils d'un contrôleur des contributions. Il entre à dix-sept ans à la faculté de médecine de Paris et rafle en 1821 les prix d'anatomie pathologique, de clinique externe et d'opérations. Prosecteur — c'est lui qui prépare les dissections du cours —, docteur en 1824, agrégé de chirurgie en 1827 : la carrière est fulgurante.

En 1836, il publie De l'autoplastie, premier traité français consacré à la reconstruction des parties détruites du corps à partir de la peau du patient lui-même. Il y systématise la rhinoplastie et la chirurgie de la cloison nasale, dans une époque où l'on ne dispose ni d'anesthésie ni d'antisepsie : l'opération se fait sur un patient éveillé, en quelques minutes.

Professeur à la faculté à partir de 1841, titulaire de la chaire de médecine opératoire — l'enseignement du geste chirurgical —, il donne aussi son nom aux glandes salivaires de la pointe de la langue, décrites avec l'anatomiste allemand Nuhn.

Il meurt en avril 1849, à cinquante ans, et repose en division 8, la division des grands médecins du début du siècle. Sa sépulture porte un médaillon de bronze le représentant, signé Carl Elshoecht et daté de la même année.

Sur place, ne manquez pas

Le médaillon de bronze de 1849 : un visage de chirurgien, sur la tombe de l'homme qui refaisait les visages.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Philippe-Frédéric Blandin ?

En division 8 du Père-Lachaise, dans le secteur où reposent plusieurs grands noms de la médecine du début du XIXᵉ siècle : l'anatomiste Xavier Bichat, le physiologiste François Magendie et Joseph-Ignace Guillotin.

Xavier Bichat, division 8

Qu'est-ce que l'autoplastie ?

La reconstruction d'une partie détruite du corps à partir de la peau du patient lui-même, ancêtre de la chirurgie réparatrice. Blandin lui consacre en 1836 le premier traité français et y systématise la rhinoplastie, sans anesthésie ni antisepsie.

Guillaume Dupuytren

Y a-t-il une sculpture sur la tombe de Blandin ?

Oui, un médaillon de bronze à son effigie, daté de 1849, année de sa mort, et signé du sculpteur Jean-Jacques dit Carl Elshoecht. C'est ce portrait qui permet d'identifier la sépulture dans la division 8.

Joseph-Ignace Guillotin

Que sont les glandes de Blandin ?

Deux petites glandes salivaires situées sous la pointe de la langue, décrites par Blandin et par l'anatomiste allemand Nuhn — d'où leur nom de glandes de Blandin-Nuhn, toujours employé en anatomie aujourd'hui.

François Magendie

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi