
Pauline FOURÈS
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Écrivaine et peintre, dite « Bellilote », maîtresse de Napoléon en Égypte.
Pauline Fourès suivit en 1798 son mari officier jusqu'en Égypte, habillée en soldat, puisqu'on n'embarquait pas les femmes. Bonaparte la remarqua et l'afficha comme sa maîtresse ; l'armée d'Orient la baptisa aussitôt Notre-Dame de l'Orient. Pour écarter le mari, on l'envoya porter des dépêches sur un navire que les Anglais interceptèrent. Elle se refit ensuite une vie d'artiste, peintre et romancière.
L'histoire
Née Marguerite Pauline Bellisle à Pamiers le 15 mars 1778, elle épouse un jeune officier, Jean-Noël Fourès, et le suit en Égypte en 1798 — déguisée en soldat, l'embarquement étant interdit aux femmes.
Bonaparte la remarque et, en décembre 1798, en fait sa maîtresse officielle. L'armée d'Orient la baptise aussitôt « Notre-Dame de l'Orient » et « la Cléopâtre » ; elle est aussi « la Bellilote », de son nom de jeune fille.
Pour éloigner le mari, Bonaparte l'envoie porter des dépêches en France sur un navire que les Anglais interceptent — l'épisode est resté dans l'anecdote napoléonienne. La liaison s'achève au retour d'Égypte, en 1799.
Elle se remarie avec Henri de Ranchoup, consul en Suède, devient comtesse, et se fait une seconde vie d'artiste : elle peint, joue de la musique, publie deux romans en 1813 et 1814. Rien de tout cela ne la sortira de son unique célébrité.
Elle meurt en 1869, à quatre-vingt-onze ans, l'une des dernières personnes vivantes à avoir fait la campagne d'Égypte. Elle repose en division 26, chemin Monvoisin, deuxième ligne, sous une pierre qui les grave tous : « Marguerite Pauline FOURES, née BELLISLE, dite La Bellilote, comtesse de Ranchoup ».
La sépulture
Une tombe simple, dont l'inscription vaut pour la vie entière : « Marguerite Pauline, FOURES, née BELLISLE, dite La Bellilote, Comtesse de Ranchoup, 1778-1869. » Quatre états civils empilés — le nom de naissance, celui du premier mari, le surnom de l'armée d'Orient, le titre du second mariage. Le dernier est celui de Pierre-Henri de Ranchoup, qu'elle épousa après l'Égypte.
Sur place, ne manquez pas
L'inscription est une biographie en une ligne : née BELLISLE, épouse FOURES, dite La Bellilote, comtesse de Ranchoup — le titre du second mariage.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Pauline Fourès ?
En division 26, chemin Monvoisin, deuxième ligne. La division est aussi celle d'Alphonse Daudet, du chimiste Gay-Lussac et de la cantatrice Giulia Grisi. Sa pierre empile ses quatre noms successifs, du nom de naissance au titre de comtesse.
Giulia GrisiPourquoi l'appelait-on Notre-Dame de l'Orient ?
Parce qu'elle devint en décembre 1798 la maîtresse officielle de Bonaparte pendant la campagne d'Égypte. L'armée d'Orient lui donna ce surnom, et celui de « la Cléopâtre » ; elle était aussi « la Bellilote », de son nom de naissance.
Louis Blanc, division 67Que lit-on sur sa tombe ?
« Marguerite Pauline, FOURES, née BELLISLE, dite La Bellilote, Comtesse de Ranchoup, 1778-1869. » Quatre états civils empilés : le nom de naissance, celui du premier mari, le surnom que lui donna l'armée d'Orient, et le titre de son second mariage avec Pierre-Henri de Ranchoup.
Enrique Gómez CarrilloQue devint-elle après l'Égypte ?
Elle se remaria avec Pierre-Henri de Ranchoup, devint comtesse, peignit, fit de la musique et publia des romans. Elle vécut jusqu'en 1869, à quatre-vingt-onze ans : quarante-huit ans de plus que Napoléon, et fut l'une des dernières survivantes de la campagne d'Égypte.
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