
En 1936, ses parents l'envoient seul d'Allemagne chez des parents lointains de Portland, dans l'Oregon : il a treize ans. Son frère aîné meurt l'année suivante de violences antisémites, et leur père est interné plusieurs mois à Buchenwald ; en 1939, ses parents parviennent à fuir et à le rejoindre aux États-Unis. Il s'engagea dans l'armée américaine, puis vint peindre à Paris.
L'histoire
En 1936, des parents lointains à Portland, dans l'Oregon, reçoivent un enfant de treize ans venu d'Allemagne. Otto Fried est né à Coblence le 13 décembre 1922 ; ses parents l'ont envoyé seul outre-Atlantique pour le mettre à l'abri du régime nazi.
Son frère aîné Ernst meurt en 1937 des suites de violences antisémites. L'année suivante, son père est interné plusieurs mois au camp de Buchenwald ; en 1939, ses parents parviennent à fuir et à le rejoindre aux États-Unis. Lui est appelé sous les drapeaux américains en 1943 et sert dans l'aviation, en Inde, en Chine et en Birmanie.
Diplômé de l'université d'Oregon en 1949, il passe deux ans à Paris dans l'atelier du peintre Fernand Léger, repart pour New York, puis s'établit en France après son mariage avec Micheline Haardt-Joisson (1929-2017). Il meurt à Meudon le 31 décembre 2020, à quatre-vingt-dix-huit ans. La sépulture de la division 89 est au nom de la famille Haardt : cinq inscriptions précèdent la sienne, et la dernière ligne est la sienne.
La sépulture
Une sépulture qui n'est pas la sienne mais celle de sa femme : cinq inscriptions de la famille Haardt précèdent son nom — « Louis HAARDT, 9 juillet 1901 – 4 février 1935 », « Gaston HAARDT, officier de la Légion d'honneur, 2 mars 1877 – 30 janvier 1937 », « Mme Gaston HAARDT, née Louise SAMUEL, Bruxelles 1871 – 1961 Paris », puis « Micheline FRIED, née HAARDT-JOISSON, 1929-2017 ». La dernière ligne est la sienne : « Otto FRIED, 13 décembre 1922 – 31 décembre 2020 ». Rien de l'Allemagne quittée à treize ans.
Sur place, ne manquez pas
Cinq inscriptions de la famille Haardt précèdent la sienne. La dernière ligne : « Otto FRIED, 13 décembre 1922 – 31 décembre 2020. » Rien de Portland, rien de la peinture.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Otto Fried ?
En division 89, avenue Circulaire, quatrième ligne. C'est la sépulture de la famille Haardt — celle de sa femme —, où cinq noms le précèdent, du plus ancien mort en 1935 à Micheline Fried en 2017. Il est mort le 31 décembre 2020, à quatre-vingt-dix-huit ans.
KovalComment a-t-il échappé au nazisme ?
Par le départ : à treize ans, ses parents l'envoient seul chez des parents lointains à Portland, aux États-Unis. Il s'engagera ensuite dans l'armée américaine, avant de venir peindre à Paris.
Adolfo KaminskyQu'est devenue sa famille ?
Son frère aîné Ernst est mort en 1937, des suites d'actes de violence antisémites ; son père fut interné plusieurs mois à Buchenwald en 1938, et ses parents parvinrent à fuir et à le rejoindre aux États-Unis en 1939.
Charles LecocqQui repose avec lui ?
La famille de son épouse : Micheline Fried née Haardt-Joisson (1929-2017), et avant elle Louis Haardt, mort en 1935, Gaston Haardt, officier de la Légion d'honneur, et son épouse née Louise Samuel, morte à Paris en 1961.
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