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Portrait de Le maréchal DAVOUT
Politique & histoire

Le maréchal DAVOUT

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Maréchal d'Empire.

Le 14 octobre 1806, à Auerstaedt, il affronta avec vingt-six mille hommes une armée prussienne de soixante-trois mille, et l'emporta — Napoléon refusa d'abord de croire au rapport. Seul maréchal d'Empire à n'avoir jamais été battu, il passait pour le seul que l'Empire n'ait pas enrichi.

EmplacementChemin Masséna, 2ᵉ ligne
Division28
Dates1770 – 1823

L'histoire

Né le 10 mai 1770 à Annoux, en Bourgogne, dans une petite noblesse d'épée sans fortune, Davout sort de l'École militaire de Paris en février 1788, sous-lieutenant de cavalerie, un an avant la Révolution. Ses camarades le trouvent sec et méthodique ; Bonaparte, qui l'emmène en Égypte, y voit une garantie.

Le 14 octobre 1806, à Auerstaedt, il affronte avec vingt-six mille hommes le gros de l'armée prussienne, soixante-trois mille. Il l'emporte. Napoléon, qui livrait le même jour la bataille d'Iéna, refusera d'abord de croire au rapport. Duc d'Auerstaedt en 1808, prince d'Eckmühl en 1809, il gouverne entre-temps le grand-duché de Varsovie.

La campagne de Russie lui coûte son armée : le 1ᵉʳ corps entre en Russie avec soixante-douze mille hommes et sort de la retraite avec quinze mille. En 1813, il s'enferme dans Hambourg avec quarante mille soldats et y tient un an, sans rendre la ville avant l'abdication de l'Empereur.

Ministre de la Guerre pendant les Cent-Jours, il organise la défense de Paris après Waterloo, puis paie sa fidélité d'une disgrâce. La Restauration finit par le rappeler : il est fait pair de France en 1819. Surnommé « le juste », il passait pour le seul maréchal que l'Empire n'ait pas enrichi.

Il meurt le 1ᵉʳ juin 1823 et repose en division 28, chemin Masséna, deuxième ligne. La division est aussi celle des tribuns libéraux Foy, Manuel et Béranger : le soldat de l'Empire y voisine avec ses adversaires politiques.

La sépulture

La sépulture dit peu : « Sépulture du MARECHAL DAVOUT », sans une bataille. Le seul ornement est une plaque déposée en 2006 pour le bicentenaire d'Auerstaedt par la promotion de Saint-Cyr qui porte son nom. Le tombeau est familial : y reposent aussi son beau-frère, le général Bonnin de la Bonninière, comte de Beaumont (1763-1830), et son neveu le général Léopold Davout, duc d'Auerstaedt (1829-1904), dont l'inscription donne les dates 1820-1904.

Sur place, ne manquez pas

La pierre est austère, à l'image de l'homme : elle ne nomme aucune victoire. C'est une plaque ajoutée en 2006 par une promotion de Saint-Cyr qui rappelle Auerstaedt, deux siècles après la bataille.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe du maréchal Davout ?

En division 28, chemin Masséna, deuxième ligne. Le maréchal (1770-1823) y repose depuis juin 1823, à quelques pas du mausolée du général Foy et des tombes de Manuel et de Béranger — la division des tribuns libéraux autant que celle des soldats.

Le général Foy

Pourquoi Davout est-il célèbre ?

Parce qu'il est le seul maréchal de Napoléon à n'avoir jamais perdu de bataille. Sa victoire d'Auerstaedt, le 14 octobre 1806, remportée à un contre plus de deux, reste l'un des faits d'armes majeurs de l'Empire.

Le maréchal Ney

Que lit-on sur la tombe du maréchal Davout ?

« Sépulture du MARECHAL DAVOUT », et rien de ses batailles. Une plaque a été ajoutée en 2006, pour le bicentenaire d'Auerstaedt, par la promotion de Saint-Cyr qui porte son nom. Le maréchal repose avec son neveu, le général Léopold Davout (1829-1904).

Le maréchal Lefebvre

Quels autres maréchaux d'Empire reposent au Père-Lachaise ?

Ney, Murat, Masséna, Lefebvre, Kellermann, Grouchy et Suchet y sont inhumés — une part notable du maréchalat napoléonien. Leurs sépultures se répartissent entre les divisions 18, 28, 29 et 39, à quelques allées les unes des autres.

André Masséna

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