
Masséna, maréchal d'Empire né à Nice en 1758, fut orphelin à treize ans, mousse puis commis épicier, et apprit à lire dans l'armée. Rivoli, Zurich, Gênes : Bonaparte l'appelait l'enfant chéri de la Victoire. À Wagram, désarçonné la veille, il commanda d'une calèche découverte, exposé au feu. Sa cupidité fit autant de bruit que ses victoires, au point que ses propres soldats se mutinèrent.
L'histoire
André Masséna naît à Nice le 6 mai 1758. Orphelin à treize ans, analphabète, il est mousse puis commis épicier à Antibes avant de s'engager. La Révolution fait le reste : il est général de brigade en août 1793, et apprend à lire et à écrire dans l'armée.
Rivoli en 1797, Zurich en 1799, la défense de Gênes en 1800 : Bonaparte l'appelle « l'enfant chéri de la Victoire ». Maréchal en 1804, duc de Rivoli en 1808, prince d'Essling en 1809 après la bataille où son corps d'armée tint contre l'archiduc Charles.
À Wagram, désarçonné quelques jours plus tôt, il commande depuis une calèche découverte sous le feu. Sa seule blessure de toute sa carrière lui vient d'un accident de chasse : le coup était parti du fusil de Napoléon, mais Masséna en attribua diplomatiquement la faute à Berthier.
Sa cupidité est restée célèbre. Le pillage systématique de l'Italie et du Portugal, et le fait qu'il ne payait pas ses hommes, provoquèrent une mutinerie dans ses propres troupes. Rappelé du Portugal en disgrâce en 1811, il ne commandera plus.
Il meurt à Paris le 4 avril 1817. Son obélisque de la division 28 — dont un chemin porte son nom — abrite aussi son gendre le comte Reille et son petit-fils, le général comte Reille.
La sépulture
Un obélisque de marbre, orné d'un profil du maréchal par le sculpteur François Joseph Bosio et de ses armoiries — un ange de la victoire, deux médailles pendantes sous une couronne. L'inscription commence par quatre noms sans phrase : « Rivoli, Zurich, Gènes, Essling », puis « Masséna, mort le 4 avril 1817 ». Le fils, mort à vingt-six ans en 1821, son gendre le comte Reille et son petit-fils le général comte Reille, mort en 1887, y reposent également. Le chemin qui longe la tombe porte son nom.
Sur place, ne manquez pas
Les quatre noms de batailles gravés sur l'obélisque, et le profil du maréchal par Bosio au-dessus des armoiries.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe du maréchal Masséna ?
En division 28, chemin Masséna, première ligne — l'allée porte son nom, et la division est celle de Beaumarchais, de Paul Barras et de Brillat-Savarin. L'obélisque de marbre se repère de loin sur la colline.
BeaumarchaisQuelles batailles sont gravées sur son obélisque ?
Quatre noms, sans phrase : Rivoli en 1797, Zurich en 1799, Gênes en 1800 et Essling en 1809 — celles qui lui valurent son duché, sa principauté et le mot de Bonaparte sur « l'enfant chéri de la Victoire ».
Le maréchal AugereauD'où venait Masséna ?
De Nice, où il naquit en 1758. Orphelin à treize ans et analphabète, il fut mousse puis commis épicier à Antibes avant de s'engager ; il apprit à lire et à écrire dans l'armée et fut général de brigade à trente-cinq ans.
Augustin-Daniel BelliardPourquoi est-il tombé en disgrâce ?
Pour sa cupidité : le pillage systématique de l'Italie et du Portugal, et des soldes non versées qui provoquèrent une mutinerie dans ses propres troupes. Rappelé du Portugal en 1811, il ne commanda plus jamais.
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