
Lacombe s'appelait Trouillon, se produisait à six ans devant un public et fut admis au Conservatoire en 1829, dans la classe de Zimmermann. Il en sortit deux ans plus tard avec le premier prix de piano, à douze ans. Il refusa de n'être qu'un virtuose : une symphonie en 1847, un opéra créé au Théâtre-Lyrique en 1861, une dernière partition donnée au Trocadéro en 1878. Sa femme, soprano, chanta ses œuvres et lui survécut.
L'histoire
Louis Trouillon — qui prendra Lacombe pour nom d'artiste — jouait en public à six ans et entra au Conservatoire de Paris en 1829, dans la classe de Zimmermann. Il en sortit deux ans plus tard avec le premier prix de piano, à douze ans.
Né à Bourges le 26 novembre 1818, il refusa de n'être qu'un virtuose : sa Symphonie Manfred paraît en 1847, son opéra La Madone est créé au Théâtre-Lyrique en 1861. En 1869, il épouse la soprano Andrea Favel, qui chantera ses œuvres et lui survivra ; sa dernière partition, Sapho, est donnée au Trocadéro en 1878.
Il meurt à Saint-Vaast-la-Hougue le 30 septembre 1884. Son monument de la division 85 est chargé : un buste de bronze du sculpteur allemand Karl Menser, réalisé à Bonn en 1909, un médaillon représentant son épouse, un bas-relief de génie couronné, un autre de lyre.
L'inscription grave la liste de ses ouvrages, puis une devise de sa propre main, signée de ses initiales : « La conscience calme, allons où Dieu nous mène, léguons tranquillement, notre œuvre à l'avenir. LL. » Peu d'épitaphes du cimetière parlent d'avenir.
La sépulture
Un monument chargé : un buste de bronze du sculpteur allemand Karl Menser, réalisé à Bonn en 1909, un médaillon de bronze non signé représentant son épouse la soprano Andrea Favel, un bas-relief de génie couronné et un autre de lyre. L'inscription grave la liste de ses ouvrages — « Arma, Manfred, Sapho, Le tonnelier de Nuremberg, Le festin de fer, Winkelried » — puis une devise de sa propre main, signée de ses initiales : « La conscience calme, allons où Dieu nous mène, léguons tranquillement, notre œuvre à l'avenir. LL. »
Sur place, ne manquez pas
Buste de bronze de Karl Menser (1909), médaillon de son épouse la soprano Andrea Favel, et une devise signée « LL » : « léguons tranquillement notre œuvre à l'avenir ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Louis Lacombe ?
En division 85, avenue Transversale n°2, première ligne — la division de Marcel Proust. Le monument porte un buste de bronze du compositeur, un médaillon de son épouse la soprano Andrea Favel, un génie couronné et une lyre.
Reynaldo HahnQuel était le vrai nom de Louis Lacombe ?
Louis Trouillon. Né à Bourges en 1818, il jouait en public à six ans, entrait au Conservatoire à onze et en sortait l'année suivante avec le premier prix de piano, dans la classe de Zimmermann. Il s'appelait Trouillon et a pris Lacombe pour nom d'artiste.
Stephen HellerQu'a composé Louis Lacombe ?
La Symphonie Manfred (1847), l'opéra La Madone au Théâtre-Lyrique (1861) et Sapho, donnée au Trocadéro en 1878 — sa dernière œuvre. Sa tombe grave la liste de ses ouvrages : Arma, Manfred, Sapho, Le tonnelier de Nuremberg, Le festin de fer, Winkelried.
Ernest ChaussonQue dit la devise gravée sur sa tombe ?
« La conscience calme, allons où Dieu nous mène, léguons tranquillement, notre œuvre à l'avenir », signée de ses initiales, « LL ». Peu d'épitaphes du Père-Lachaise sont de la main du défunt lui-même : celle-ci l'est, et elle parle d'avenir.
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