
Léon Théry pilotait à l'époque où une automobile de course n'avait ni carrosserie ni frein avant, et où les routes n'étaient pas goudronnées. Il gagna la Coupe Gordon Bennett deux années de suite, la seconde fois sur cinq cent quarante-huit kilomètres, sept heures de volant, en tenant près de quatre-vingts kilomètres à l'heure de moyenne. Ses concurrents l'avaient surnommé le chronomètre, pour sa régularité et non pour sa vitesse.
L'histoire
Ses concurrents l'appelaient « le chronomètre ». Le surnom ne dit pas la vitesse mais la régularité : Léon Théry tournait à la seconde près, tour après tour, là où les autres cassaient leur mécanique en cherchant l'exploit.
Né en 1879, il pilote à l'époque où l'automobile de course est une machine sans carrosserie ni frein avant, sur des routes non goudronnées. Il remporte la Coupe Gordon Bennett en 1904, puis à nouveau le 5 juillet 1905 sur le circuit d'Auvergne : un circuit de cent trente-sept kilomètres parcouru quatre fois au volant d'une Richard-Brasier de onze litres et quatre-vingt-seize chevaux, son mécanicien Muller assis à côté de lui. Sept heures et six minutes d'épreuve, à près de quatre-vingts kilomètres-heure de moyenne.
Cette victoire de 1905 fut la dernière édition de la Coupe : le Grand Prix de l'Automobile Club de France la remplaça. Il met ensuite son expérience au service de Michelin, puis meurt de la phtisie en 1909, à trente ans.
Sa pierre, en division 91, ne porte ni prénom, ni dates, ni palmarès. Elle porte une dédicace, et l'on sait ainsi qui l'a payée : « A THERY, ses amis, ses admirateurs. »
La sépulture
Une dédicace pour toute inscription : « A THERY, ses amis, ses admirateurs. » Ni le prénom, ni les dates, ni le métier de pilote, ni les deux Coupes Gordon Bennett de 1904 et 1905. La formule — « ses amis » — revient sur plusieurs tombes du cimetière, de Dulong à Giraldon, et dit toujours la même chose : ce sont les proches qui ont payé le monument.
Sur place, ne manquez pas
L'épitaphe ne dit ni le métier ni les deux Coupes : une dédicace pour toute inscription, « A THERY, ses amis, ses admirateurs ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Léon Théry ?
En division 91. La pierre ne porte qu'une dédicace — « A THERY, ses amis, ses admirateurs » — sans prénom, sans dates et sans mention du métier de pilote.
Marie VuillaumePourquoi l'appelait-on « le chronomètre » ?
Parce qu'il tournait à la seconde près, tour après tour. Le surnom salue sa régularité, non sa vitesse : là où ses rivaux cassaient leur mécanique en cherchant l'exploit, Théry tenait le même rythme jusqu'à l'arrivée.
Ernest ArchdeaconQu'était la Coupe Gordon Bennett ?
La grande épreuve automobile internationale du début du siècle, disputée par équipes nationales. Théry la remporta deux fois, en 1904 et 1905 — et sa victoire de 1905 en fut la dernière édition : le Grand Prix de l'ACF l'a remplacée.
Les frères MoraneComment est-il mort ?
D'une phtisie — la tuberculose pulmonaire — en 1909, à trente ans, quatre ans après sa dernière victoire. Il avait entre-temps mis son expérience de pilote au service de Michelin.
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