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Portrait de Laurent de GOUVION-SAINT-CYR
Politique & histoire

Laurent de GOUVION-SAINT-CYR

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Maréchal d'Empire, ministre de la Guerre.

Gouvion-Saint-Cyr, fils d'un tanneur de Toul, commença peintre avant de s'engager en 1792. Sa prudence tactique sur le Rhin et en Catalogne lui valut d'être appelé le hibou de l'armée. Républicain, il se méfiait ouvertement de Napoléon, lequel le fit pourtant maréchal en 1812. Sa loi de recrutement de 1818 rétablit la conscription par tirage au sort, et le système qu'elle installa tint jusqu'en 1872 ; sa statue de marbre a le nez cassé.

EmplacementAvenue des Acacias, 1ʳᵉ ligne
Division37
Dates1764 – 1830

L'histoire

Fils d'un tanneur de Toul, Gouvion-Saint-Cyr débute comme peintre avant de s'engager dans les armées révolutionnaires en 1792. Général de division dès 1794, il se distingue sur le Rhin et en Catalogne — et ses soldats le surnomment « le hibou », parce qu'il ne leur adressait jamais la parole.

Républicain convaincu, il ne cache pas sa méfiance envers Napoléon, qui le fait néanmoins maréchal le 27 août 1812 pour sa conduite à Polotsk, pendant la campagne de Russie : ce sera le dernier maréchal de l'Empire.

Il se rallie aux Bourbons en 1814 et devient ministre de la Guerre. Sa loi de recrutement de 1818 rétablit la conscription que la Restauration avait abolie, par tirage au sort complété d'une réserve, et ferme aux nobles l'entrée directe dans le corps des officiers. Le système qu'elle installe tiendra jusqu'en 1872.

Il meurt à Hyères le 17 mars 1830, l'année de la chute de Charles X, et repose en division 37, avenue des Acacias, première ligne.

Son monument est signé de deux noms : l'architecte Louis Visconti pour l'édicule, David d'Angers pour la statue de marbre blanc, datée de 1833, qui le montre debout, une main posée sur un plan de bataille. Le nez en a été cassé d'un coup de pierre.

La sépulture

Un monument à deux signatures : l'édicule est de l'architecte Louis Visconti, la statue de marbre blanc de David d'Angers, datée de 1833. Le nez de la statue a été cassé d'un coup de pierre et n'a jamais été restauré. L'inscription, elle, se réduit au titre : « Le maréchal, GOUVION St CYR » — ni prénom, ni dates, ni la loi de 1818 qui régla le recrutement français pendant plus d'un demi-siècle.

Sur place, ne manquez pas

Le nez brisé de la statue de marbre : le dégât est net, ancien et jamais réparé. Regardez ensuite la signature — David d'Angers, 1833 — et l'édicule, dessiné par Visconti.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe du maréchal Gouvion-Saint-Cyr ?

En division 37, avenue des Acacias, première ligne, sous un édicule de Louis Visconti et une statue de marbre blanc. La division réunit plusieurs militaires de l'Empire, dont le maréchal Macdonald, le général Gobert et Nicolas Frochot, le préfet fondateur du cimetière.

Le maréchal Macdonald

Quelle loi porte le nom de Gouvion-Saint-Cyr ?

La loi de recrutement de 1818, adoptée quand il était ministre de la Guerre sous la Restauration. Elle rétablit la conscription par tirage au sort, complétée par un système de réserve, et le système qu'elle installa — tirage au sort et remplacement payant — tint jusqu'en 1872, quand la République lui substitua le service obligatoire.

Emmanuel de Grouchy

Qui a sculpté sa statue ?

David d'Angers, en 1833 : une statue de marbre blanc, sur un monument dessiné par l'architecte Louis Visconti. Le nez de la statue a été brisé d'un coup de pierre : le dégât est visible et n'a jamais été réparé. Visconti, l'architecte, repose lui-même en division 4 du cimetière.

David d’Angers

Pourquoi l'appelait-on le hibou de l'armée ?

Pour son caractère solitaire et sa méfiance envers Napoléon, qu'il servit pourtant jusqu'au maréchalat de 1812. Républicain convaincu, fils de tanneur, il avait commencé sa vie comme peintre avant de s'engager en 1792.

Le maréchal Ney

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