
Les derniers quatuors de Beethoven passaient en France pour injouables. Le quatuor qu'il fonda vers 1855 fut le premier à les faire entendre régulièrement, et il enseigna au Conservatoire de Paris. Sa pierre ne porte aucun titre : « A Pierre MAURIN. Ses amis, ses admirateurs. »
L'histoire
Les quatuors de Beethoven, et surtout les derniers, passaient en France pour injouables et incompréhensibles. Le violoniste Pierre Maurin entreprit de les faire entendre régulièrement : un travail de pédagogie autant que de musique — celui d'Habeneck à l'orchestre, celui de Maurin en musique de chambre.
Né en 1822, il fonde en 1852 avec le violoncelliste Pierre Chevillard la Société des derniers quatuors de Beethoven — le quatuor Maurin-Chevillard —, qu'il anime jusqu'à sa mort. En 1875 il succède à Delphin Alard comme professeur de violon au Conservatoire de Paris, où il forme Lucien Capet.
Il meurt en 1894. La Ville lui accorde une concession gratuite l'année suivante, et sa pierre de la division 33 ne porte aucun titre : « A Pierre MAURIN, 1822-1894. Ses amis, ses admirateurs. » Il y voisine avec le général Lejeune, dont l'épitaphe tient en un seul mot.
Sur place, ne manquez pas
La division 33 vaut la visite pour la tombe voisine du général Lejeune, dont l'épitaphe tient en un seul mot.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Pierre Maurin ?
En division 33, avenue Circulaire, première ligne, non loin du général Lejeune, dont l'épitaphe tient en un seul mot. Il est mort en 1894, à soixante-douze ans.
Louis François LejeuneQu'a-t-il fondé ?
La Société des derniers quatuors de Beethoven, en 1852, avec le violoncelliste Pierre Chevillard — le quatuor Maurin-Chevillard, pionnier de l'interprétation de Beethoven en France, alors que ces œuvres passaient pour injouables. Il l'anima jusqu'à sa mort.
Ginette NeveuPourquoi Beethoven était-il un enjeu ?
Parce que ses quatuors, et surtout les derniers, passaient en France pour incompréhensibles. Les faire entendre régulièrement fut un travail de pédagogie autant que de musique — celui d'Habeneck à l'orchestre, celui de Maurin en musique de chambre.
François-Antoine HabeneckPourquoi deux prénoms différents ?
Il porte deux formes de prénom, « Jean-Pierre » et « Pierre (Jean) » : c'est le même homme, l'ordre des prénoms ayant varié d'un acte à l'autre.
Ivry GitlisAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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