
Fondateur du mouvement Xiamen Dada en 1986, il vit ses œuvres interdites par le gouvernement chinois et dut quitter le pays. En 1999, c'est la France qu'il représentait à la Biennale de Venise. Son Serpent d'océan émerge de l'estuaire de la Loire à chaque marée basse.
L'histoire
À la Biennale de Venise de 1999, il représente la France. Pas la Chine — qui avait interdit ses œuvres et qu'il avait dû quitter.
Né à Xiamen, dans le Fujian, le 19 février 1954, il fonde en 1986 le mouvement Xiamen Dada, dont la formule tient en une phrase : « Le zen est Dada, Dada est le zen. » L'avant-garde chinoise des années 1980 se heurte à une censure qui ne laisse d'autre issue que le départ.
En 1989, l'exposition « Magiciens de la terre » au Centre Pompidou le révèle à Paris. Il s'y installe, puis s'établit à Ivry-sur-Seine. Dix ans plus tard, il est à Venise sous pavillon français, avec Jean-Pierre Bertrand.
Il laisse des œuvres monumentales : le Serpent d'océan de Saint-Brevin-les-Pins, squelette de cent trente mètres échoué sur l'estran, à l'embouchure de la Loire, et découvert à chaque marée basse, la Tête d'or posée sur le toit du musée d'art contemporain de Lyon, One man, nine animals, créé pour le pavillon français de 1999 et installé depuis 2007 au château de Caen. Il meurt à Paris le 19 octobre 2019 et repose en division 86. Sa pierre porte un nom et deux dates.
La sépulture
Une sépulture sobre, dont l'inscription tient en un nom et deux dates : « HUANG Yong Ping, 1954-2019 ». Ni la nationalité chinoise, ni le mouvement Xiamen Dada qu'il fonda en 1986, ni la censure qui l'a fait partir, ni la Biennale de Venise où il représenta la France en 1999. Le Serpent d'océan de Saint-Brevin, lui, est visible de la côte à chaque marée basse.
Sur place, ne manquez pas
Inscription de trois éléments : « HUANG Yong Ping, 1954-2019. » Rien de Xiamen Dada, rien de la Biennale de Venise où il représenta la France.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Huang Yong Ping ?
En division 86, avenue Transversale n°2, septième ligne, sous une inscription de trois éléments : « HUANG Yong Ping, 1954-2019 ». La division est aussi celle d'Apollinaire, du chanteur Nicolas Ker et du dompteur Pezon.
Jean-Baptiste PezonQu'était le mouvement Xiamen Dada ?
L'avant-garde qu'il fonde en 1986 dans sa ville natale, résumée par une formule : « Le zen est Dada, Dada est le zen ». Ses œuvres furent interdites par le gouvernement chinois, ce qui le conduisit à quitter le pays.
Carlos Cruz-DiezQuel pays a-t-il représenté à Venise ?
La France, à la Biennale de 1999, avec Jean-Pierre Bertrand — dix ans après son arrivée à Paris. C'est l'exposition « Magiciens de la terre » du Centre Pompidou, en 1989, qui l'avait fait connaître en Europe.
Geneviève ClaisseQuelles sont ses œuvres les plus visibles ?
Le Serpent d'océan de Saint-Brevin-les-Pins (2012), squelette monumental échoué sur l'estran, à l'embouchure de la Loire, la Tête d'or du musée d'art contemporain de Lyon (2004) et One man, nine animals, créé pour le pavillon français de Venise en 1999 et installé au château de Caen.
Gérard FromangerAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes
l'audio guideà partir de6,99 €