
Hippolyte Flandrin entra dans l'atelier d'Ingres et remporta le premier grand prix de Rome en 1832. C'est pendant son séjour à la villa Médicis qu'il peignit ce jeune homme nu, assis face à la mer, que le Louvre conserve. Passé de l'histoire à la peinture religieuse, dont on le tient pour le rénovateur, il couvrit de murales Saint-Germain-des-Prés et Saint-Séverin. Victor Baltard a dessiné son monument.
L'histoire
L'architecte des Halles de Paris a dessiné le tombeau d'Hippolyte Flandrin. Victor Baltard signe le monument de la division 57, orné d'un buste de marbre d'Eugène André Oudiné — le même Baltard avait conçu le tombeau de l'organiste Lefébure-Wély, en division 4.
Né à Lyon le 23 mars 1809, frère du paysagiste Paul Flandrin qui repose dans la même division, Hippolyte Flandrin entre dans l'atelier d'Ingres et remporte en 1832 le premier grand prix de Rome. C'est à la villa Médicis qu'il peint, en 1836, son œuvre la plus célèbre : Jeune homme nu assis au bord de la mer, aujourd'hui au Louvre.
De la peinture d'histoire il passe à la peinture religieuse, dont il est tenu pour le rénovateur, et couvre de peintures murales Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Vincent-de-Paul. Élu à l'Académie des beaux-arts en 1853, il entre en 1856 au premier conseil de l'Œuvre des écoles d'Orient, fondée pour financer les écoles chrétiennes du Levant.
Il meurt de la variole à Rome le 21 mars 1864, deux jours avant ses cinquante-cinq ans. L'inscription énumère sept académies après l'Institut de France — Bavière, Anvers, Londres, Belgique, Pays-Bas, Rome, Lyon. Pour sa veuve, Aimée Caroline Ancelot, morte en 1882, elle n'a que trois mots : « Priez pour elle. »
La sépulture
Un monument dessiné par Victor Baltard (1805-1874), l'architecte des Halles de Paris — le même qui a conçu le tombeau de Lefébure-Wély en division 4 —, orné d'un buste de marbre d'Eugène André Oudiné. L'inscription, en chiffres romains, énumère les honneurs comme un cartouche : « Jean Hippolyte FLANDRIN Peintre d'histoire, membre de l'Institut de France, officier de la Légion d'honneur, ch. de plusieurs ordres étrangers, membre des académies de Bavière, d'Anvers, de Londres et de Belgique, des Pays-Bas, de Rome et de Lyon, né Lyon XXIII mars MDCCCIX, + le XXI mars MDCCCLXIV. » Sa veuve, Aimée Caroline Ancelot, morte à Sèvres en 1882, y est inhumée sous une prière : « Priez pour elle. »
Sur place, ne manquez pas
Monument dessiné par Victor Baltard, l'architecte des Halles, avec un buste de marbre d'Eugène André Oudiné. L'épitaphe énumère sept académies ; pour sa veuve, trois mots : « Priez pour elle. »
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Hippolyte Flandrin ?
En division 57, chemin Bourget, deuxième ligne, sous un monument dessiné par Victor Baltard, l'architecte des Halles, et orné d'un buste de marbre d'Eugène André Oudiné. Son frère Paul repose dans la même division.
Paul FlandrinQuelle est son œuvre la plus célèbre ?
Jeune homme nu assis au bord de la mer, peint à Rome en 1836 pendant son séjour à la villa Médicis et conservé au Louvre. Il avait remporté le premier grand prix de Rome quatre ans plus tôt, en 1832, dans l'atelier d'Ingres.
Jean-Auguste-Dominique IngresOù voir ses peintures murales à Paris ?
Dans trois églises : Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Vincent-de-Paul. Tenu pour le rénovateur de la peinture religieuse, il y a couvert des surfaces considérables de frises et de scènes bibliques.
Lefébure-WélyDe quoi est mort Hippolyte Flandrin ?
De la variole, à Rome, le 21 mars 1864 — deux jours avant ses cinquante-cinq ans. Il avait été élu à l'Académie des beaux-arts onze ans plus tôt et cofondé l'Œuvre des écoles d'Orient en 1856. Son corps fut rapatrié et inhumé au Père-Lachaise.
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