Henri PELLET
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Chimiste et professeur.
Henri Pellet ne fabriquait pas le sucre : il écrivait les règles qui servaient à le juger. Son manuel de contrôle chimique, signé avec Paul Champion, apprenait aux laboratoires à mesurer ce que valait un sirop — et ce savoir s'exportait. Après Rouen, il dirigea des sucreries en Belgique puis en Égypte, et devint en 1892 le chimiste-conseil de Say, première maison sucrière française. Dans sa tombe repose aussi son fils Léon, tué en 1914.
L'histoire
Son nom ne figure pas sur la pierre. Les inscriptions relevées sur la sépulture familiale ne portent que deux femmes : Alice Pellet, morte à sept ans en 1882, et Marie Ange Hussenet, morte en 1884.
Henri Pellet a fait sa carrière dans le sucre — non pas dans les raffineries, mais dans les laboratoires qui les contrôlent. Préparateur de chimie à Rouen, expert auprès du ministère du Commerce et de l’Industrie à partir de 1874, il dirige ensuite le laboratoire des sucreries belges de Wanze et publie cinq ouvrages sur l’analyse et la fabrication du sucre. Un métier sans prestige, dans une France qui vivait de la betterave.
Chevalier de la Légion d’honneur en 1911, il meurt à Paris le 31 janvier 1918. La pierre porte sept fois le nom de Pellet — d’« Alice PELLET 1875-1882 », morte à sept ans, jusqu’à une Françoise Pellet morte en 2015 — mais jamais le sien : il n’y figure que par l’initiale de sa veuve, « Vve H. PELLET ».
La sépulture
Une sépulture de famille dont les neuf inscriptions relevées portent sept fois le nom de Pellet — d'« Alice PELLET 1875-1882 », morte à sept ans, jusqu'à une Françoise Pellet morte en 2015 — et jamais le prénom du chimiste. Mort à Paris le 31 janvier 1918, chevalier de la Légion d'honneur depuis 1911, Henri Pellet n'entre sur cette pierre que par sa femme : on y lit « Vve H. PELLET ».
Sur place, ne manquez pas
Comptez les Pellet gravés : il y en a sept, d'Alice, morte à sept ans en 1882, à Françoise, morte en 2015. Cherchez ensuite Henri : la seule ligne qui le contienne dit « Vve H. PELLET ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Henri Pellet ?
En division 47, chemin du Tertre, deuxième ligne — mais son nom ne figure pas sur les inscriptions relevées : elles nomment Alice Pellet, morte à sept ans en 1882, et Marie Ange Hussenet. Il est mort en 1918 et repose en division 47.
Adolphe EudeQuel était le métier d'Henri Pellet ?
L'analyse du sucre, pas sa fabrication. Expert auprès du ministère du Commerce et de l'Industrie dès 1874, il dirigea le laboratoire des sucreries belges de Wanze et publia cinq ouvrages sur l'analyse et la fabrication du sucre. Un métier sans prestige, dans une France qui vivait de la betterave.
Émile-Justin MenierQuel était son métier ?
Chimiste et professeur de chimie. Sa spécialité — le sucre — appartenait à cette chimie industrielle qui a fait la fortune du XIXᵉ siècle français sans laisser de noms au grand public.
Casimir DavaineQui est nommé sur la pierre ?
Deux femmes : « Alice PELLET 1875-1882 », morte à sept ans, et « Marie Ange HUSSENET 1824-1884 ». Le chimiste, mort en 1918, n'apparaît pas dans les inscriptions relevées.
Alexis Bouvier, division 47Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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