
Ferdinand DESTOUCHES
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Employé d'assurances, père de Louis-Ferdinand Céline.
Ferdinand Destouches, employé d'assurances né au Havre en 1865, était « correspondancier », c'est-à-dire chargé d'écrire le courrier d'une maison, au dernier rang des employés de bureau. Il se prétendait parent d'un chevalier de la chouannerie normande. Son fils lui prit son prénom pour signer Louis-Ferdinand Céline, et fit de ces bureaux une matière de roman. Sa pierre porte deux noms sans lien apparent.
L'histoire
« Correspondancier. » C'est le mot par lequel Céline désignait son père, Ferdinand Destouches : celui qui rédige le courrier d'une maison, tout en bas de la hiérarchie des bureaux. Le mot n'est pas tendre — il dit un métier sans avenir.
Né au Havre en 1865, employé d'assurances, Ferdinand Destouches revendiquait une parenté avec le chevalier Destouches, figure de la chouannerie normande : la prétention nobiliaire d'une famille de petits employés.
Son fils lui a pris son prénom pour nom de plume — Louis-Ferdinand Céline — et a fait du monde étouffant de ces bureaux l'une des matières du Voyage au bout de la nuit. Il meurt en 1932, l'année même où paraît ce roman.
La pierre de la division 63 porte deux noms sans lien apparent : « Victor LESJEAN 1849-1896. Ferdinand DESTOUCHES 1865-1932. » Ni le métier, ni le chevalier, ni le fils.
La sépulture
Une inscription de deux noms, dont le rapport n'est pas explicité : « Victor LESJEAN 1849-1896. Ferdinand DESTOUCHES 1865-1932. » Rien n'y dit le métier, ni la parenté revendiquée avec le chevalier Destouches, ni surtout le seul fait par lequel ce nom nous est parvenu — il était le père de Louis-Ferdinand Céline, qui lui a pris son prénom et a fait de son monde de bureaux l'une des matières du Voyage au bout de la nuit.
Sur place, ne manquez pas
Deux noms sans lien apparent sur la pierre : « Victor LESJEAN 1849-1896. Ferdinand DESTOUCHES 1865-1932. » Rien n'y indique qu'il fut le père de Céline.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Ferdinand Destouches ?
En division 63 du Père-Lachaise. L'inscription porte deux noms sans lien apparent : « Victor LESJEAN 1849-1896. Ferdinand DESTOUCHES 1865-1932. » Rien n'y évoque son fils. Il est mort en 1932, à soixante-sept ans.
Antonin MarmontelÉtait-il le père de Céline ?
Oui : Louis-Ferdinand Céline, de son vrai nom Louis-Ferdinand Destouches, était son fils — il portait le prénom du père, mais son nom de plume vient du côté maternel, du prénom Céline. Le père était employé d'assurances.
Jules RomainsQue signifie « correspondancier » ?
Celui qui rédige le courrier d'une entreprise — tout en bas de la hiérarchie des bureaux. C'est le mot par lequel Céline désignait son père, et il n'est pas tendre : il dit un métier sans avenir.
Pierre GuyotatQuelle parenté revendiquait-il ?
Celle du chevalier Destouches, figure de la chouannerie normande — la prétention nobiliaire d'une famille de petits employés. Il est mort en 1932, l'année où parut le Voyage au bout de la nuit. Le romancier fit du monde de ce père l'une de ses matières.
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