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Portrait de Pierre DESPROGES
Théâtre & cinéma

Pierre DESPROGES

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Humoriste et écrivain.

Pierre Desproges vint au public par la télévision, puis trouva son terrain à France Inter, où il jouait le procureur d'un tribunal pour rire et requérait chaque jour contre l'invité. Ses chroniques quotidiennes tenaient en cinq minutes, dans une langue à la fois exacte et furieuse, où le rire vient de la façon dont la phrase est bâtie. Sa date de naissance est gravée avec un siècle d'erreur.

EmplacementChemin Denon, 1ʳᵉ ligne
Division10
Dates1939 – 1988

L'histoire

Pierre Desproges naît à Pantin le 9 mai 1939. Il vient au public par la télévision, comme chroniqueur du « Petit Rapporteur » de Jacques Martin, aux côtés de Daniel Prévost.

France Inter lui donne son terrain. Au « Tribunal des flagrants délires », avec Claude Villers et Luis Rego, il tient le rôle du procureur et prononce des réquisitoires contre l'invité du jour — une forme qu'il a inventée et que personne n'a reprise.

Les « Chroniques de la haine ordinaire » suivent : cinq minutes par jour d'une langue précise et furieuse, où la construction de la phrase fait tout le comique. À la télévision, « La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède » divise la France en deux, disait-il, « les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n'aiment pas ».

Il monte sur scène en 1984 et 1986, sur les conseils de Guy Bedos, et publie « Vivons heureux en attendant la mort », « Des femmes qui tombent ». Sa formule la plus citée pose une limite qu'on oublie souvent de citer en entier : on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui.

Il meurt d'un cancer le 18 avril 1988, à quarante-huit ans, après avoir rédigé lui-même la dépêche d'agence : « Pierre Desproges est mort d'un cancer, étonnant, non ? » Sa femme Hélène l'a rejoint en 2012, en division 10.

La sépulture

La sépulture est entourée d'un petit mur à grille, avec une plaque, et l'inscription réunit deux noms : « Pierre et Hélène Desproges, 1839-1988, 1947-2012 ». Le premier millésime est faux d'un siècle exactement — l'humoriste est né en 1939, à Pantin. L'erreur de gravure n'a pas été corrigée ; sur la tombe d'un homme dont tout l'art tenait à la place des mots, elle a fini par faire partie du personnage. Hélène, née Moirain, l'a rejoint vingt-quatre ans après lui.

Sur place, ne manquez pas

La première date gravée, « 1839 » : un siècle d'erreur sur la tombe d'un homme qui vivait de la précision des mots.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Pierre Desproges ?

En division 10, chemin Denon, première ligne, dans la partie basse du cimetière — la même allée que la tombe de Claude Chabrol et la statue de Vivant Denon. La sépulture est entourée d'un petit mur à grille.

Claude Chabrol

Y a-t-il une erreur sur sa tombe ?

Oui, et de taille : l'inscription le fait naître en 1839 au lieu de 1939, une erreur de gravure d'un siècle exactement. Elle n'a pas été corrigée, et l'humoriste en aurait probablement fait une chronique.

Jules Berry

Qu'est-ce que le « Tribunal des flagrants délires » ?

Une émission de France Inter avec Claude Villers et Luis Rego, où Desproges tenait le rôle du procureur et prononçait chaque jour un réquisitoire contre l'invité. Il y a inventé une forme que personne n'a reprise après lui.

Pierre Bellemare

A-t-il annoncé sa propre mort ?

Il en avait rédigé lui-même la dépêche d'agence : « Pierre Desproges est mort d'un cancer, étonnant, non ? » Il est mort le 18 avril 1988 à quarante-huit ans ; sa femme Hélène l'a rejoint vingt-quatre ans plus tard, en 2012.

Georges Courteline

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