
Belliard, général d'Empire né en 1769, eut deux chevaux tués sous lui à Arcole et en sortit général de brigade. L'Égypte, puis Ulm, Austerlitz, Iéna : il suivit toutes les campagnes du règne. Gouverneur de Madrid, il désobéit à Napoléon en suspendant l'exécution du marquis de Saint-Simon, le temps que la fille du condamné aille chercher sa grâce. Il meurt en 1832.
L'histoire
Né à Fontenay-le-Comte le 25 mars 1769, Belliard s'engage en 1791 et devient aide de camp de Dumouriez, à Jemappes et à Neerwinden. La défection de son chef le fait casser ; il se réengage comme simple soldat au 3ᵉ régiment de chasseurs, ce qui le réhabilite.
La campagne d'Italie le révèle : à Arcole, en 1796, deux chevaux sont tués sous lui et il est fait général de brigade. Il est ensuite en Égypte de 1798 à 1801 — Alexandrie, les Pyramides, l'Abyssinie, Héliopolis — et soutient dans Le Caire un siège des Anglais, des Turcs et des Mamelouks qui se conclut par une capitulation honorable.
Chef d'état-major de Murat de 1805 à 1806, il est à Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau et Friedland. Gouverneur de Madrid, il suspend l'exécution du marquis de Saint-Simon contre les ordres formels de Napoléon, laissant à la fille du condamné le temps d'obtenir sa grâce.
Pendant la retraite de Russie, il rallie la cavalerie après Moscou ; l'année suivante, il est blessé à Leipzig. Pair de France et chevalier de Saint-Louis en 1814, il devient après juillet 1830 ambassadeur de France en Belgique, où son intervention personnelle sauve Anvers du canon hollandais.
Il meurt d'une apoplexie foudroyante le 28 janvier 1832, en sortant du palais du roi Léopold à Bruxelles. Sa dépouille est déposée au Père-Lachaise le 14 mars. Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe, et Bruxelles lui a élevé une statue du sculpteur Geefs.
La sépulture
L'inscription est d'une sobriété militaire : « Le comte Auguste Belliard, lieutenant général, pair de France, né en 1769, mort en 1832 », puis, sur deux lignes, ses campagnes — « Italie, Égypte, Allemagne, Espagne, Belgique ». Cinq mots pour quarante ans de guerre, et le dernier désigne le pays où il est tombé, ambassadeur, en sortant d'une audience royale. Son nom est gravé ailleurs, sur l'Arc de Triomphe, et Bruxelles lui a élevé une statue due au sculpteur Geefs.
Sur place, ne manquez pas
Les deux lignes de campagnes gravées sous le nom : Italie, Égypte, Allemagne, Espagne, Belgique — le dernier pays étant celui où il est mort.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe du comte Belliard ?
En division 35, avenue des Acacias, troisième ligne, dans la partie haute du cimetière. L'inscription y résume sa carrière en cinq mots de géographie : « Italie, Égypte, Allemagne, Espagne, Belgique ».
Octave de BéhagueOù Belliard a-t-il combattu ?
Partout : Jemappes et Neerwinden avec Dumouriez, l'Italie et Arcole en 1796, l'Égypte de 1798 à 1801, puis Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau et Friedland comme chef d'état-major de Murat, l'Espagne, et la retraite de Russie.
Le maréchal AugereauComment est-il mort ?
D'une apoplexie foudroyante, le 28 janvier 1832 à Bruxelles, en sortant du palais du roi Léopold : il y était ambassadeur de France. Son corps fut ramené à Paris et déposé au Père-Lachaise le 14 mars suivant.
Le général d'Astier de la VigerieA-t-il désobéi à Napoléon ?
Une fois, et volontairement : gouverneur de Madrid, il suspendit l'exécution du marquis de Saint-Simon malgré des ordres formels, le temps que la fille du condamné obtienne sa grâce. Son nom figure pourtant sur l'Arc de Triomphe.
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