
Camille Erlanger, né à Paris en 1863, élève de Léo Delibes, décroche en 1888, avec une cantate, le premier grand prix de Rome. Il écrit d'abord pour le concert, puis le théâtre lyrique le prend tout entier : son Aphrodite, d'après Pierre Louÿs, est le succès de 1906. Suivent La Sorcière, puis Forfaiture, créé deux ans après sa mort. Son fils Philippe deviendra historien.
L'histoire
Né à Paris le 25 mai 1863, Camille Erlanger travaille au Conservatoire dans la classe de Léo Delibes et remporte en 1888 le premier grand prix de Rome avec sa cantate Velléda.
À la Villa Médicis, il compose Saint Julien l'Hospitalier, d'après Flaubert — le sujet le plus étrange de son catalogue, et le plus ambitieux.
La suite La Chasse fantastique (1894) le fait connaître des concerts avant que le théâtre ne le prenne tout entier.
Son grand succès est Aphrodite (1906), d'après Pierre Louÿs ; suivent La Sorcière (1912) et Forfaiture, créé après sa mort en 1921.
Son fils Philippe Erlanger, né en 1903, deviendra historien. Camille meurt à Paris le 24 avril 1919 et repose en division 96, avenue Transversale n°2, septième ligne, avec ses parents.
La sépulture
Une stèle portant un bas-relief de lyre en pierre, d'auteur inconnu. Les trois inscriptions racontent une famille dont le fils est parti le premier : « Camille ERLANGER, 1863-1919 », puis « Mme Joseph ERLANGER, 80 ans, 28 novembre 1918 » et « Joseph ERLANGER, 87 ans, 10 janvier 1922 ». Le père a survécu près de trois ans au compositeur. Ni Aphrodite, ni le prix de Rome ne sont nommés.
Sur place, ne manquez pas
Une stèle sobre à lyre de pierre, et trois inscriptions qui donnent les âges plutôt que les années : sa mère morte à quatre-vingts ans en 1918, son père à quatre-vingt-sept en 1922 — trois ans après leur fils.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Camille Erlanger ?
En division 96, avenue Transversale n°2, septième ligne, sous une stèle ornée d'un bas-relief de lyre en pierre. Ses parents y reposent : sa mère morte en 1918, son père en 1922 à quatre-vingt-sept ans.
Xavier LerouxQuel est l'opéra le plus célèbre d'Erlanger ?
Aphrodite, créé en 1906 d'après le roman de Pierre Louÿs : son grand succès. Suivront La Sorcière en 1912, puis Forfaiture, créé posthume en 1921 — deux ans après sa mort, et sa dernière partition portée à la scène.
Gustave CharpentierQuelle distinction a obtenue Erlanger en 1888 ?
Le premier grand prix de Rome, la plus haute distinction du Conservatoire, avec sa cantate Velléda. Il sortait de la classe de Léo Delibes au Conservatoire, et composa pendant son séjour à la Villa Médicis Saint Julien l'Hospitalier, d'après Flaubert — le sujet le plus étrange de son catalogue.
Gabriel PiernéSon fils était-il connu ?
Oui : Philippe Erlanger, né en 1903, devint historien — auteur de biographies des rois de France qui eurent un large public. Le compositeur, lui, est aujourd'hui moins joué que son fils n'est lu — renversement rare entre deux générations d'une même famille.
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