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Portrait de André CHABOT
Arts & création

André CHABOT

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Photographe et plasticien.

André Chabot, photographe né à Saint-Étienne en 1941, se présente comme un promeneur nécropolitain : il photographie depuis des décennies les tombeaux du monde entier, cent soixante-cinq mille clichés et davantage, déposés au musée Nicéphore-Niépce. Il a fait préparer sa concession de son vivant. L'inscription est déjà gravée alors que la place est encore vide : « La mémoire nécropolitaine ».

Division20
DatesNé en 1941

L'histoire

La concession est réservée, l'inscription est gravée, et l'occupant n'est pas venu. André Chabot, né à Saint-Étienne le 7 juin 1941, a préparé sa sépulture de son vivant, dans le cimetière qu'il connaît le mieux : une chapelle du XIXᵉ siècle qu'il a rachetée et restaurée en division 20, avenue de la Chapelle. Au fronton, un pélican nourrit ses petits de sa propre chair — le vieux symbole chrétien du sacrifice, qu'il a laissé en place.

Il se présente lui-même comme un « promeneur nécropolitain ». Photographe du noir et blanc, il photographie depuis un demi-siècle tombes, mausolées, hypogées, cénotaphes et catacombes dans le monde entier : son fonds compte plus de cent soixante-cinq mille clichés de monuments funéraires, déposé au musée Nicéphore-Niépce, à Chalon-sur-Saône.

Trois mots sont déjà gravés, et ils résument l'œuvre entière : « La mémoire nécropolitaine. » Il ne manque que les dates — et l'homme qui a photographié cent soixante-cinq mille tombes reste, pour l'instant, le seul à connaître la sienne de l'extérieur.

La sépulture

Une future sépulture : l'artiste, né en 1941, est encore en vie, et l'association du cimetière répertorie la concession comme telle. L'inscription, en revanche, est déjà là — trois mots qui résument une œuvre entière : « La mémoire nécropolitaine ». Le photographe qui a passé sa vie à documenter les tombes des autres — plus de cent soixante-cinq mille clichés, aujourd'hui au musée Nicéphore-Niépce — a préparé la sienne, dans le cimetière qu'il connaît le mieux.

Sur place, ne manquez pas

L'inscription est déjà gravée alors que la concession est encore vacante : « La mémoire nécropolitaine ». Sur l'autel de la chapelle qu'il a restaurée en 2022, un grand appareil photo de marbre noir, taillé par lui, repose sur un livre.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la sépulture d'André Chabot ?

En division 20 du Père-Lachaise — mais c'est une future concession : l'artiste, né en 1941, est encore en vie. L'inscription est déjà là : « La mémoire nécropolitaine ». L'association du cimetière la répertorie comme future sépulture.

Louise Contat

Qu'est-ce qu'un « promeneur nécropolitain » ?

C'est ainsi qu'il se définit lui-même : un promeneur de nécropoles. Son œuvre entière est consacrée à la mort et aux cimetières — tombes, mausolées, hypogées, cénotaphes, catacombes, photographiés en noir et blanc dans le monde entier.

Nadar

Combien de photographies a-t-il prises ?

Plus de cent soixante-cinq mille monuments funéraires : un fonds unique et cosmopolite, déposé au musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône. C'est probablement la plus vaste collection d'images funéraires au monde.

Jack Vanarsky

Est-il vraiment encore vivant ?

Oui : né le 7 juin 1941, il a réservé sa concession de son vivant, et l'association du cimetière la répertorie comme future sépulture. Sur le fronton de la chapelle, un pélican de pierre s'ouvre le ventre pour nourrir ses petits, vieille image du sacrifice. Sur le côté, un QR code renvoie à son site.

Reine Févez

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