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Portrait de Alfred STEVENS
Arts & création

Alfred STEVENS

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Peintre belge.

Peintre belge installé à Paris en 1844, élève de Camille Roqueplan, il trouve son sujet dans la femme élégante en son intérieur, les étoffes, la lumière filtrée. Ami de Manet, de Courbet et de Degas, Médaillé à l'Exposition universelle de 1867, il fit fortune sans quitter le camp des modernes.

EmplacementChemin de La Bédoyère, 3ᵉ ligne
Division32
Dates1823 – 1906

L'histoire

Né à Bruxelles le 11 mai 1823 dans une famille d'art — son frère Joseph est peintre animalier, son frère Arthur journaliste et marchand —, Alfred Stevens se forme auprès de Camille Roqueplan.

Il s'installe à Paris en 1844 et y trouve son sujet : la femme élégante dans son intérieur, les étoffes, les paravents, la lumière filtrée. Le japonisme qui gagne Paris passe dans ses tableaux avant beaucoup d'autres.

Il est l'ami de Manet, de Courbet et de Degas — dans le camp des modernes, sans jamais renoncer au métier léché qui fait vendre ses toiles à la bourgeoisie du Second Empire.

Médaille à l'Exposition universelle de 1867, officier de la Légion d'honneur la même année : la carrière est faite, et la fortune avec.

Il meurt à Paris le 24 août 1906 et repose en division 32, chemin de La Bédoyère, troisième ligne, sous une pierre simple qui dit « artiste peintre » et rien de plus.

La sépulture

Une sépulture simple, dont l'inscription tient en une ligne : « Alfred STEVENS, artiste peintre, 1823-1906, et sa famille ». Rien de la Belgique où il est né, rien de la médaille de l'Exposition universelle de 1867, rien de la fortune qu'il avait faite en peignant les intérieurs parisiens. « Et sa famille » : le peintre le plus mondain de son temps repose sous une formule de notaire.

Sur place, ne manquez pas

Une pierre qui ne dit qu'un métier : « Alfred STEVENS, artiste peintre, 1823-1906, et sa famille ». Ni la Belgique, ni la médaille de 1867, ni les amitiés de Manet et de Degas.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe d'Alfred Stevens ?

En division 32, chemin de La Bédoyère, troisième ligne, sous une pierre simple : « Alfred STEVENS, artiste peintre, 1823-1906, et sa famille ». La division est aussi celle du peintre Louis Hersent et de l'historien Fernand Braudel.

Louis Hersent

Que peignait Alfred Stevens ?

Des femmes élégantes dans leurs intérieurs : étoffes, paravents, lumière filtrée. Le japonisme qui gagnait Paris a passé dans ses tableaux avant beaucoup d'autres, et la bourgeoisie du Second Empire les achetait très cher.

Honoré Daumier

Qui a formé Alfred Stevens ?

Camille Roqueplan, à Bruxelles puis à Paris — et non Ingres, comme on l'a parfois écrit. Il arrive à Paris en 1844 et devient en vingt ans l'un des peintres les plus recherchés — et les plus chers — de la clientèle mondaine du Second Empire.

Edmond du Sommerard, division 41

Qui étaient les amis d'Alfred Stevens ?

Manet, Courbet et Degas : il appartenait au camp des modernes tout en gardant un métier léché qui lui assurait des ventes. Sa famille était d'art aussi — son frère Joseph peignait des animaux, son frère Arthur écrivait et vendait des tableaux.

Charles de Steuben

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