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Quarante-quatre hectares de verdure entre les tombesSociété

Quarante-quatre hectares de verdure entre les tombes

Le Père-Lachaise est le plus grand espace vert de Paris intra-muros : quarante-quatre hectares, quatre mille cent trente-quatre arbres de quatre-vingts essences, deux cent vingt espèces végétales sauvages et cent quarante espèces animales.

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Le plus grand espace vert de Paris intra-muros n'est pas un parc. C'est un cimetière. Le Père-Lachaise couvre quarante-quatre hectares dans le XXe arrondissement — plus que le parc des Buttes-Chaumont, plus que le parc Montsouris, plus que le jardin du Luxembourg. L'espace est planté de quatre mille cent trente-quatre arbres appartenant à quatre-vingts essences différentes : platanes, érables, tilleuls, marronniers, cèdres du Liban, ginkgos biloba, ifs, cyprès. Plus de deux cent vingt espèces végétales sauvages poussent entre les tombes. Cent quarante espèces animales vivent sur le site. Le Père-Lachaise est un paradoxe vivant : un lieu dédié aux morts qui est devenu, sans l'avoir voulu, l'un des réservoirs de biodiversité les plus riches de la capitale.

Le Père-Lachaise a été conçu comme un jardin. L'architecte Alexandre-Théodore Brongniart, en 1803, a dessiné un cimetière-jardin à l'anglaise — des chemins sinueux, des pelouses, des massifs d'arbres, des perspectives — à une époque où Paris ne comptait pratiquement aucun jardin public. Quand le cimetière ouvre le 1er juin 1804, les Parisiens s'y rendent autant pour se promener que pour se recueillir. Le Père-Lachaise est le précurseur des parcs parisiens : il faudra attendre le Second Empire pour que Napoléon III crée les Buttes-Chaumont et Montsouris. Mais le succès du cimetière a transformé le jardin en nécropole saturée : quatre-vingt-seize mille six cents concessions, soixante-dix mille sépultures, des divisions entières couvertes de pierre et de granit. Le vert a reculé pendant un siècle et demi.

Le Père-Lachaise est plus vaste que le parc des Buttes-Chaumont, le parc Montsouris et le jardin du Luxembourg réunis. La différence, c'est que quatre-vingt-seize mille six cents concessions occupent le sol.

Le retour du végétal au Père-Lachaise date de 2015, quand le cimetière a supprimé tout traitement phytosanitaire. En dix ans, la transformation a été spectaculaire. Les allées ont été enherbées. Les trottoirs entre les tombes ont été engazonnés. Les plantes sauvages — violettes, perce-pierres, ruines-de-Rome, laitues des murailles — ont colonisé les dalles, les joints, les grilles en fer forgé. Des orchidées sauvages sont apparues en été. Le retour des plantes a entraîné le retour des insectes, puis des oiseaux — soixante-deux espèces —, puis des rapaces — chouette hulotte, épervier d'Europe —, puis des mammifères — renards, fouines, hérissons, sept espèces de chauves-souris. La Petite Ceinture, l'ancienne voie ferrée désaffectée qui longe le cimetière côté est, forme un corridor écologique qui connecte le Père-Lachaise au reste de la trame verte parisienne.

Le visiteur qui entre par la porte principale du Père-Lachaise, l'hémicycle de Godde construit en 1822, remonte une avenue plantée de platanes centenaires. À droite et à gauche, les tombes disparaissent sous les frondaisons. En été, la canopée est si dense que le soleil ne perce plus. Le bruit de la circulation du boulevard de Ménilmontant s'atténue au bout de vingt mètres. Les oiseaux chantent. Un geai des chênes crie dans les branches. Le Père-Lachaise est ouvert tous les jours et l'entrée est gratuite. Le cimetière accueille trois millions et demi de visiteurs par an — des familles en deuil, des touristes, des taphophiles, des photographes, des coureurs du dimanche matin. Neuf arbres du cimetière sont classés remarquables par la Ville de Paris. Le doyen, un érable de Montpellier de la division 77, a été planté en 1833. Le Père-Lachaise est un cimetière, un musée de sculpture à ciel ouvert, un parc zoologique et un arboretum — tout cela à la fois, sur quarante-quatre hectares, en plein Paris.

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Le Père-Lachaise est-il le plus grand espace vert de Paris ?

Oui. Le Père-Lachaise est le plus grand espace vert de Paris intra-muros avec 44 hectares — plus que les Buttes-Chaumont (25 ha), Montsouris (15 ha) ou le jardin du Luxembourg (23 ha). Le cimetière compte 4 134 arbres et 220 espèces végétales sauvages.

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Combien d'arbres y a-t-il au Père-Lachaise ?

Le Père-Lachaise compte 4 134 arbres de 80 essences différentes sur 44 hectares. 9 arbres sont classés remarquables par la Ville de Paris. Le doyen est un érable de Montpellier planté en 1833 en division 77. Le plus haut mesure 26 mètres en division 45.

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Le Père-Lachaise est-il un parc ou un cimetière ?

Les deux. Le Père-Lachaise a été conçu en 1803 comme un cimetière-jardin par Brongniart, précurseur des parcs parisiens. Le cimetière est aussi le plus grand espace vert de Paris intra-muros et un réservoir de biodiversité avec 140 espèces animales.

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Le Père-Lachaise est-il ouvert au public ?

Oui. Le Père-Lachaise est ouvert tous les jours et l'entrée est gratuite. Le cimetière accueille 3,5 millions de visiteurs par an. Les horaires d'ouverture varient selon la saison. Le cimetière ferme à 18 h et n'a aucun éclairage nocturne.

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