
Marinovitch s'engagea à dix-sept ans, fut breveté pilote la même année, et un journaliste l'appela le benjamin des as : quatorze appareils abattus avant sa vingtième année, la Légion d'honneur à dix-neuf. Il survécut à la guerre. C'est en septembre 1919, en voltige au-dessus d'un aérodrome belge, devant le roi Albert, il se tua. Le compte des victoires gravé dépasse celui des registres.
L'histoire
Chevalier de la Légion d'honneur six jours avant son vingtième anniversaire : Pierre Marinovitch pilotait un chasseur depuis deux ans, et le journaliste Jacques Mortane l'avait déjà surnommé « le benjamin des as » — le plus jeune des grands pilotes français de la guerre.
Né à Paris le 1ᵉʳ août 1898 d'un père serbe et d'une mère russe d'origine polonaise, petit-fils de Jovan Marinovitch, premier ministre de Serbie en 1873-1874, Pierre Marinovitch parlait l'anglais, le russe, le serbo-croate et l'allemand. Il s'engage à dix-sept ans, le 12 février 1916, est breveté pilote le 15 novembre et rejoint l'escadrille 94, près de Châlons-en-Champagne. Première victoire le 8 septembre 1917 ; il en totalisera vingt et une homologuées, plus cinq probables non retenues.
Sous-lieutenant en octobre 1918, médaille militaire, croix de guerre à quatorze palmes, il survit à la guerre. Le 2 septembre 1919, sur l'aérodrome d'Evere, il donne une démonstration de voltige devant le roi Albert Iᵉʳ et la reine Élisabeth de Belgique. Son avion s'écrase ; il meurt le jour même à l'hôpital militaire de Bruxelles. Il avait vingt et un ans.
Sa pierre annonce vingt-cinq victoires officielles quand le décompte officiel en homologue vingt et une — l'écart entre le décompte officiel et l'hommage familial est resté gravé. Elle se termine par une formule qui ne dit pas la voltige : « Victime de son courage et de son amour pour le pays. »
La sépulture
Une inscription militaire qui gonfle un peu le décompte : « SLT Pierre MARINOVITCH, pilote aviateur, Benjamin des as de la grande guerre, 25 victoires officielles, légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre, 14 palmes, né le 1.8.1898 à Paris, mort le 2.9.1919 à Bruxelles. Victime de son courage et de son amour pour le pays. » Le décompte officiel homologue vingt et une victoires, plus cinq probables : l'écart entre le chiffre gravé et le chiffre officiel est de quatre. Il n'est pas mort au combat, mais en voltige, devant le roi des Belges.
Sur place, ne manquez pas
La pierre annonce « 25 victoires officielles » et « 14 palmes » quand le décompte officiel en homologue vingt et une. Elle se termine par : « Victime de son courage et de son amour pour le pays. »
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Pierre Marinovitch ?
En division 92, avenue Carette, première ligne. L'épitaphe le dit « Benjamin des as de la grande guerre » et annonce vingt-cinq victoires officielles, quand le décompte officiel en homologue vingt et une, plus cinq probables.
Victor NoirCombien de victoires a-t-il remportées ?
Vingt et une homologuées — plus cinq probables non retenues —, dont quatorze avant ses vingt ans. Sa pierre, elle, en grave vingt-cinq : l'écart entre le décompte officiel et l'hommage familial est resté.
Les frères NieportPourquoi « le benjamin des as » ?
C'est le journaliste Jacques Mortane qui l'a surnommé ainsi : engagé à dix-sept ans, il avait abattu quatorze appareils avant son vingtième anniversaire et était chevalier de la Légion d'honneur à dix-neuf ans.
Guillaume ApollinaireComment est-il mort ?
En paix, et devant un roi : le 2 septembre 1919, il donnait une démonstration de voltige sur l'aérodrome d'Evere devant Albert Iᵉʳ et la reine Élisabeth de Belgique. Il avait survécu à toute la guerre et avait vingt et un ans.
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