
Peintre officiel des fleurs de Marie-Antoinette, puis de Joséphine dont il documenta la roseraie de Malmaison, il porta la gravure botanique à une fidélité inégalée : cent soixante-neuf planches pour les seules « Roses ». Le « Raphaël des fleurs » n'a pour épitaphe qu'un texte de registre.
L'histoire
Pierre-Joseph Redouté naît à Saint-Hubert, en Belgique, le 10 juillet 1759, dans une famille de peintres. Il arrive à Paris à vingt-trois ans et se spécialise dans un genre alors mineur : la représentation exacte des plantes.
Il devient peintre officiel des fleurs de la cour — pour Marie-Antoinette d'abord, puis, la Révolution passée, pour Joséphine de Beauharnais, dont il documente la roseraie de Malmaison.
Les « Liliacées », en huit volumes publiés de 1802 à 1816, puis « Les Roses », en trois volumes de 1817 à 1824 avec cent soixante-neuf planches, sont les sommets de la gravure botanique. La précision y est scientifique, et l'exécution d'un peintre : d'où le surnom de « Raphaël des fleurs ».
Sa technique, la gravure sur pointillé imprimée en couleurs et retouchée à l'aquarelle, permet une fidélité que la lithographie ne rendra jamais. Les planches originales se vendent aujourd'hui à l'unité.
Il meurt le 19 juin 1840, à quatre-vingts ans, et repose en division 28, dans une concession perpétuelle au nom de sa famille, chemin Camille-Jordan — l'allée où reposent aussi Brillat-Savarin et, cent soixante ans après lui, Pierre Bourdieu.
La sépulture
Une concession familiale, sans monument ni ornement, dont l'inscription est purement administrative : « Concession perpétuelle pour la famille Pierre Joseph Redouté ». Rien, sur la pierre, ne rappelle les roses ni les lys — l'homme qui a produit les plus belles planches botaniques d'Europe repose sous un texte de registre.
Sur place, ne manquez pas
Une concession de famille sans ornement : rien n'y rappelle les fleurs qui ont fait le nom de Redouté.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Redouté ?
En division 28, chemin Camille-Jordan, quatrième ligne, dans la partie ancienne et haute du cimetière — la division de Beaumarchais, de Paul Barras et de Brillat-Savarin. C'est une concession perpétuelle au nom de la famille.
Brillat-SavarinPourquoi l'appelait-on « le Raphaël des fleurs » ?
Pour la précision de ses planches botaniques, à la fois exactes pour le savant et peintes comme des tableaux. Sa technique, la gravure sur pointillé imprimée en couleurs et retouchée à l'aquarelle, n'a jamais été égalée par la lithographie.
Adolphe BrongniartPour qui a-t-il travaillé ?
Pour Marie-Antoinette d'abord, comme peintre officiel des fleurs de la cour, puis — la Révolution passée — pour Joséphine de Beauharnais, dont il a documenté la roseraie de Malmaison planche par planche.
Jacques-Louis DavidQuelles sont ses œuvres principales ?
« Les Liliacées », huit volumes parus de 1802 à 1816, et « Les Roses », trois volumes de 1817 à 1824 comptant cent soixante-neuf planches. Ce sont les sommets de la gravure botanique européenne.
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