
Jules Vallès inventa dans la presse d'opposition une langue parlée, directe, lavée de la rhétorique du siècle. Il fonde en 1871 le journal que lit la Commune, siège parmi ses élus et en tient jour après jour la chronique. Condamné à mort par contumace, il connut neuf années de misère à Londres. Sa trilogie parle d'un enfant battu, d'un jeune homme sans emploi, d'une révolution perdue.
L'histoire
Jules Vallès naît au Puy-en-Velay le 11 juin 1832. Journaliste, il fait ses classes dans la presse d'opposition du Second Empire et invente une écriture parlée, directe, sans la rhétorique de son siècle.
En 1871, il fonde « Le Cri du peuple », le journal de la Commune, et siège parmi les élus de l'insurrection. Il figure au nombre de ses chefs, et il en écrit la chronique au jour le jour.
Après la Semaine sanglante, il est condamné à mort par contumace et s'exile à Londres, où il vit neuf ans de misère et de piges. L'amnistie de 1880 le ramène en France.
Il écrit alors sa trilogie autobiographique, « Jacques Vingtras » : « L'Enfant » en 1879, « Le Bachelier » en 1881, « L'Insurgé » publié après sa mort en 1886. Trois livres sur une enfance battue, une jeunesse sans emploi et une révolution perdue.
Il meurt à Paris le 14 février 1885. Son buste, en division 66, est posé deux ans plus tard, et la pierre porte une phrase qui résume sa vie : « ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction ».
La sépulture
Un buste de bronze signé Émile Carlier, daté de 1887 et fondu par la maison Griffoul et Lorge, posé deux ans après la mort du journaliste. L'inscription du nom est brève — « Jules Vallès, 1832-1885 » — mais une seconde inscription porte une phrase de lui, signée de ses initiales : « Ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction. J. V. » C'est la seule épitaphe du cimetière qui réponde ainsi, et par avance, à la critique littéraire.
Sur place, ne manquez pas
La phrase gravée et ses deux initiales — « J. V. » — sous le buste de bronze.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Jules Vallès ?
En division 66, avenue des Peupliers, troisième ligne — la même allée que le caveau de Georges Seurat, dans la partie haute du cimetière. Un buste de bronze d'Émile Carlier, daté de 1887, la surmonte.
Georges SeuratQu'est-ce que « Le Cri du peuple » ?
Le journal qu'il fonda en 1871 et qui fut celui de la Commune de Paris. Vallès y écrivit la chronique de l'insurrection au jour le jour, tout en siégeant parmi ses élus et en figurant au nombre de ses chefs.
Jean-Baptiste ClémentQuelle phrase est gravée sur sa tombe ?
Une phrase de lui, signée de ses initiales : « Ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction. J. V. » C'est la seule épitaphe du cimetière qui réponde ainsi, et par avance, à la critique littéraire.
Eugène PottierQu'est-ce que la trilogie « Jacques Vingtras » ?
Ses trois romans autobiographiques : « L'Enfant » en 1879, « Le Bachelier » en 1881 et « L'Insurgé », publié après sa mort en 1886 — une enfance battue, une jeunesse sans emploi, une révolution perdue.
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