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Portrait de David SINTZHEIM
Politique & histoire

David SINTZHEIM

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Premier grand rabbin de France.

David Sintzheim, rabbin né à Trèves en 1745, préside en 1807 l'assemblée que Napoléon convoque sur le modèle antique du Sanhédrin, afin de trancher ce qui relève de la loi juive et ce qui relève de la loi civile. Il avait plaidé dès 1789, devant la Constituante, l'émancipation des juifs d'Alsace. Premier président du Consistoire central, il meurt en 1812. Sa mort est datée, sur l'épitaphe, selon le calendrier hébraïque.

Division7
Dates1745 – 1812

L'histoire

David Sintzheim présida le Grand Sanhédrin, l'assemblée que Napoléon convoqua à Paris en 1807 sur le modèle du tribunal suprême de l'ancien Israël, pour trancher ce qui, de la loi juive, devait céder devant la loi civile française. Soixante et onze rabbins et notables y siégèrent.

Né à Trèves en 1745 et formé par son père, rabbin, il dirige à partir de 1786 la yeshiva de Bischheim, l'école talmudique fondée par son beau-frère Cerf Berr, le plus puissant des juifs d'Alsace. En août 1789, il fait partie de la délégation alsacienne qui vient réclamer à l'Assemblée nationale l'émancipation des juifs ; il devient rabbin de Strasbourg trois ans plus tard.

Devenu premier président du Consistoire central des Israélites de l'Empire après le Sanhédrin, il meurt en 1812. Son épitaphe date la mort selon le calendrier hébraïque : « le 7 du mois de Kislev, l'an 5573 de la création ».

La sépulture de la division 7, le long du mur sud-est, s'achève sur une lamentation : « Pleurons l'interprète fidèle de la loi divine. » Le premier grand rabbin de France repose sous une date que peu de visiteurs peuvent lire.

La sépulture

Une épitaphe qui mêle titres officiels de l'Empire et poésie liturgique. Elle commence par la fonction : « Ici repose le grand rabbin, David SINTZHEIM, ancien chef du Grand Sanhédrin, qui s'est tenu à Paris en 1807, Président du Consistoire Central, des Israélites de l'Empire », puis donne la date selon le calendrier hébraïque — « décédé le 7 du mois de Kislev, l'an 5573 de la création » —, avant de s'achever sur une lamentation : « Pleurons, l'interprète fidèle, de la loi divine, le soutien de la foi, le prince des docteurs, le luminaire… »

Sur place, ne manquez pas

Épitaphe bilingue datant la mort selon le calendrier hébraïque — « le 7 du mois de Kislev, l'an 5573 de la création » — et s'achevant sur : « Pleurons l'interprète fidèle de la loi divine. »

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de David Sintzheim ?

En division 7, le long du mur sud-est du cimetière. L'épitaphe le dit « ancien chef du Grand Sanhédrin » et « Président du Consistoire Central des Israélites de l'Empire ».

Rachel

Qu'était le Grand Sanhédrin de 1807 ?

Une assemblée de rabbins et de notables convoquée par Napoléon à Paris, sur le modèle du Sanhédrin antique, pour statuer sur les rapports entre loi juive et loi civile. Sintzheim la présida. Il repose en division 7, le long du mur sud-est du cimetière.

James de Rothschild

A-t-il défendu l'émancipation des juifs ?

Oui : en août 1789, il fut délégué de l'Alsace à l'Assemblée nationale constituante pour réclamer l'émancipation des juifs d'Alsace — dix-huit ans avant de présider le Sanhédrin de Napoléon.

Jacob Robles

Quand est-il mort exactement ?

Son épitaphe donne une date du calendrier hébraïque : le 7 du mois de Kislev 5573, soit décembre 1812. On lit parfois 1810 : c'est l'inscription qui a raison.

Héloïse et Abélard

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