Le Père-Lachaise accueille soixante-deux espèces d'oiseaux, recensées entre 2010 et 2020 par la Ville de Paris. Chouette hulotte, épervier d'Europe, pic vert, geai des chênes, roitelet huppé : le cimetière est l'un des sites ornithologiques les plus riches de Paris intra-muros.
Au Père-Lachaise, les oiseaux sont les habitants les plus visibles. Soixante-deux espèces ont été dénombrées entre 2010 et 2020 sur le site par les naturalistes de la Ville de Paris — un chiffre remarquable pour un espace de quarante-quatre hectares cerné par le béton du XXe arrondissement. Le pic vert gambade sur les pelouses à la recherche de fourmis. La sittelle torchepot, agrippée aux troncs, décortique les graines. Le geai des chênes, sentinelle bruyante, se poste sur les branches les plus hautes. Le roitelet huppé — le plus petit oiseau d'Europe, six grammes à peine — capture araignées et mille-pattes dans le sous-bois. Et dans les divisions les plus ouvertes, l'épervier d'Europe chasse depuis les monuments funéraires les plus élevés.
Le Père-Lachaise est l'un des rares sites parisiens où la chouette hulotte nidifie. Le rapace nocturne occupe les cavités d'arbres dans les zones les plus boisées du cimetière. La nuit, quand les grilles sont fermées et que l'éclairage est absent, la chouette hulotte chasse les mulots, les musaraignes et les campagnols qui prolifèrent dans les sous-bois. L'épervier d'Europe, rapace diurne, préfère les espaces plus ouverts et plus minéraux — les grandes allées dégagées entre les tombes, qui lui offrent un terrain de chasse idéal. Le faucon crécerelle, autre rapace, survole le cimetière depuis les hauteurs. La présence de ces rapaces au Père-Lachaise est un indicateur de la santé écologique du site : un rapace ne s'installe que là où les proies sont abondantes, ce qui suppose une chaîne alimentaire complète.
L'épervier d'Europe préfère les étendues ouvertes et minérales du Père-Lachaise, qui constituent un terrain de chasse idéal. Le rapace surveille les allées depuis les monuments funéraires les plus élevés.
Les passereaux sont les plus nombreux. Le merle noir et la grive musicienne fouillent le sol à la recherche de vers et d'escargots. Les mésanges bleues et charbonnières sautent de branche en branche, consommant bourgeons et graines au printemps, insectes en été. Le pinson des arbres et le rouge-gorge familier virevoltent dans le sous-bois. La corneille noire et le rouge-queue noir préfèrent se percher sur les monuments funéraires. L'étourneau sansonnet forme des nuées au-dessus du cimetière en automne. Le Père-Lachaise sert aussi d'étape pour les oiseaux migrateurs : certaines espèces font halte dans les frondaisons du cimetière au printemps et à l'automne, attirées par la masse végétale inhabituelle au cœur de la ville.
La richesse ornithologique du Père-Lachaise tient à la diversité des milieux sur un espace restreint : sous-bois denses, allées minérales, pelouses ouvertes, arbres centenaires offrant des cavités pour la nidification. L'arrêt des traitements phytosanitaires en 2015 a permis le retour des insectes, base de l'alimentation de la plupart des passereaux. La Petite Ceinture, corridor écologique qui longe le cimetière côté est, facilite la circulation des espèces entre le Père-Lachaise et les autres espaces verts parisiens. Le visiteur attentif peut observer une vingtaine d'espèces en une seule promenade — à condition de lever les yeux des tombes. Le Père-Lachaise est un cimetière, mais c'est aussi une volière de quarante-quatre hectares que les Parisiens partagent avec les merles, les geais et les chouettes.
Oui. La chouette hulotte nidifie dans les cavités d'arbres du Père-Lachaise. L'épervier d'Europe chasse dans les allées ouvertes et le faucon crécerelle survole le cimetière. La présence de rapaces indique une chaîne alimentaire complète sur les 44 hectares du site.
Combien d'espèces d'oiseaux vivent au Père-Lachaise ?
La Ville de Paris a dénombré 62 espèces d'oiseaux au Père-Lachaise entre 2010 et 2020. Le cimetière est l'un des sites ornithologiques les plus riches de Paris intra-muros, grâce à la diversité des milieux (sous-bois, allées, pelouses) et à l'arrêt des pesticides en 2015.
Pourquoi le Père-Lachaise est-il riche en oiseaux ?
Le Père-Lachaise offre aux oiseaux une diversité de milieux rare en ville : sous-bois denses, allées minérales, pelouses, arbres centenaires avec cavités. L'absence de pesticides depuis 2015 et la proximité de la Petite Ceinture comme corridor écologique complètent le tableau.