Félix Faure, septième président de la Troisième République, meurt à l'Élysée le 16 février 1899 dans des circonstances restées célèbres. Les obsèques nationales, le 23 février, sont marquées par la tentative de coup d'État de Paul Déroulède. Le président repose en division 4 du Père-Lachaise.
Le 16 février 1899, vers dix-huit heures, le président de la République Félix Faure est frappé d'une congestion cérébrale dans son bureau de l'Élysée. Il meurt quelques heures plus tard, à cinquante-huit ans. La circonstance qui fait entrer l'événement dans l'histoire est la présence, au moment du malaise, de Marguerite Steinheil — « Meg » —, femme du peintre Adolphe Steinheil, que le président recevait régulièrement depuis 1897. La presse de l'époque, bridée par la loi mais inventive dans la périphrase, diffuse le mot attribué à Clemenceau : « Il se croyait César, il ne fut que Pompée. » Félix Faure est le seul président de la République française mort à l'Élysée en exercice. Le contexte est explosif : l'affaire Dreyfus divise le pays, l'armée, la presse et le Parlement.
Les funérailles nationales ont lieu le 23 février 1899. La cérémonie religieuse se tient à Notre-Dame. Le cortège traverse Paris sous escorte militaire : Polytechnique et Saint-Cyr défilent en tête, les corps constitués suivent. La foule est immense. Mais la journée bascule au retour du cimetière. Paul Déroulède, député nationaliste et président de la Ligue des Patriotes, tente d'entraîner le général Roget et ses troupes vers l'Élysée pour renverser la République. Le coup de force échoue lamentablement : Roget refuse de suivre, Déroulède est arrêté. L'épisode, connu sous le nom de « tentative de coup d'État du 23 février », transforme des obsèques présidentielles en crise politique. Déroulède sera condamné à dix ans de bannissement par la Haute Cour du Sénat.
« Il se croyait César, il ne fut que Pompée. » Le mot de Clemenceau, jeu sur le double sens de « Pompée », est la seule chose que la postérité a retenue de sept années de présidence.
Marguerite Steinheil ne sort pas de l'histoire avec la mort de Félix Faure. En 1908, la femme du peintre est accusée du meurtre de son mari Adolphe Steinheil et de sa propre mère, retrouvés étranglés dans leur maison de l'impasse Ronsin. Le procès Steinheil, en 1909, est l'un des plus célèbres de la Belle Époque. Meg est acquittée, quitte la France et refait sa vie en Angleterre sous un nom d'emprunt. La mort de Félix Faure, elle, nourrit une légende tenace : celle du président mort « en épectase », terme médical que les chroniqueurs du XXe siècle ont préféré à des mots plus crus. Le mot de Clemenceau, le scandale Steinheil et les circonstances du décès ont effacé tout le reste — sept années de présidence pendant lesquelles Faure a reçu le tsar Nicolas II à Paris et consolidé l'alliance franco-russe.
La tombe de Félix Faure se trouve en division 4 du Père-Lachaise, non loin du cénotaphe de Rossini. Le monument funéraire est un gisant en bronze représentant le président drapé dans le tricolore, allongé sur un lit de parade — l'une des rares effigies présidentielles de ce type dans un cimetière parisien. La sépulture est sobre et rarement visitée. Les guides touristiques du Père-Lachaise mentionnent Félix Faure, quand ils le font, pour le mot de Clemenceau et les circonstances du décès — jamais pour la tentative de coup d'État qui a eu lieu le jour même des funérailles. Le visiteur qui s'arrête devant le gisant en bronze de la division 4 se tient pourtant devant le résumé d'une journée où la République a failli basculer au-dessus d'un cercueil.
La tombe de Félix Faure se trouve en division 4 du Père-Lachaise. Le monument est un gisant en bronze représentant le président drapé dans le tricolore, allongé sur un lit de parade. La sépulture est rarement visitée malgré la notoriété de la mort du président.
Félix Faure est mort le 16 février 1899 à l'Élysée d'une congestion cérébrale, en présence de Marguerite Steinheil. Clemenceau aurait commenté : « Il se croyait César, il ne fut que Pompée. » Félix Faure est le seul président mort à l'Élysée en exercice.
Qui a tenté un coup d'État lors des obsèques de Félix Faure ?
Le 23 février 1899, le député Paul Déroulède, président de la Ligue des Patriotes, a tenté d'entraîner le général Roget vers l'Élysée pendant les obsèques de Félix Faure. Le coup de force a échoué et Déroulède a été condamné au bannissement par le Sénat.
Quels présidents de la République reposent au Père-Lachaise ?
Félix Faure (1841-1899) est le seul président de la République française inhumé au Père-Lachaise, en division 4. Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif (1871-1873), repose également au Père-Lachaise, en division 55.