Silva-Gabriela BEJU
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Sculptrice roumaine.
Sculptrice, elle travaillait ensemble trois matières que l'on rapproche rarement : la pierre, l'or et l'ardoise. Formée à Bucarest, elle s'installa en France en 1973 et enseigna à l'université Paris-V. Sa croix porte deux mots dont les notices n'ont pas la clé : « Fleur, Bulcensky ».
L'histoire
La pierre, l'or et l'ardoise : trois matières que la sculpture réunit rarement — le lourd, le précieux et le feuilleté. C'était son vocabulaire.
Née à Turnu Măgurele, en Roumanie, le 30 mai 1946, elle étudie à l'Institut des beaux-arts de Bucarest de 1965 à 1971. Une bourse de sculpture l'emmène à Cologne, puis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris : le parcours des artistes d'Europe de l'Est qui passaient à l'Ouest par les ateliers.
Elle s'installe en France dès 1973 et n'en repartira pas. En 1984, elle devient professeur à l'université Paris-V, et y fera toute sa carrière.
Elle meurt à Paris le 13 janvier 2021 et repose en division 12, sous une croix de pierre où deux mots accompagnent son nom : « Fleur, Bulcensky ».
La sépulture
Une inscription simple — « Silva-Gabriela BEJU, 1946-2021 » — et, sur une croix de pierre, deux mots posés seuls : « Fleur, Bulcensky ». Rien n'y rappelle la sculpture, ni l'atelier de Bucarest où elle apprit à tailler, ni l'université Paris-V où elle enseigna, ni la draperie qu'elle tira du marbre de Carrare en 1978.
Sur place, ne manquez pas
La croix de pierre et ses deux mots, « Fleur, Bulcensky », dont aucune source ne donne la clé. L'inscription principale donne le prénom sous sa forme roumaine : Silva-Gabriela.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Silva-Gabriela Beju ?
En division 12, chemin Talma, deuxième ligne. Une croix de pierre y porte deux mots énigmatiques : « Fleur, Bulcensky ». La division est aussi celle de Géricault et du tragédien Talma, qui a donné son nom au chemin.
Théodore GéricaultQue sculptait Silva-Gabriela Beju ?
La pierre, l'or et l'ardoise — trois matières que la sculpture réunit rarement : le lourd, le précieux et le feuilleté. Elle avait été formée aux Beaux-Arts de Bucarest de 1965 à 1971, puis à Cologne par une bourse de sculpture, et enfin à l'École des beaux-arts de Paris.
Jean CarrièsPourquoi une sculptrice roumaine au Père-Lachaise ?
Parce qu'elle vivait en France depuis 1973 : arrivée par une bourse de sculpture, professeur à l'université Paris-V à partir de 1984, elle y a fait toute sa carrière. Le cimetière compte beaucoup d'artistes venus d'ailleurs et restés.
Jean-Paul AlbinetOù a-t-elle appris à sculpter ?
À dix-neuf ans, elle entre à l'Institut des beaux-arts de Bucarest, dans l'atelier du sculpteur Ion Lucian Murnu, et en sort diplômée en 1971. Une bourse l'emmène à l'école de dessin de Cologne, puis aux Beaux-Arts de Paris. Elle s'installe en France en 1973 et n'en repartira pas.
Fabrice EmaerAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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