
Mano Solo s'appelait Emmanuel Cabut et apprit à vingt-trois ans qu'il était séropositif. Il en fit le moteur déclaré de son travail : vingt-quatre ans de chansons composées avec le mal plutôt que contre lui. Il était le fils du dessinateur Cabu, qui lui survivra cinq ans. Sa dalle porte le seul nom de scène, et un visage gravé comme un personnage de bande dessinée.
L'histoire
À vingt-trois ans, en 1986, Emmanuel Cabut apprend sa séropositivité. Il en fera le moteur déclaré de son œuvre — vingt-quatre années de chansons écrites avec la maladie, non contre elle.
Sous le nom de Mano Solo, il publie La Marmaille nue en 1993, Les Années sombres en 1995 : des titres qui ne cachent rien. Il est le fils de Jean Cabut, dit Cabu, l'un des dessinateurs les plus connus de sa génération, qui sera assassiné à Charlie Hebdo en 2015 — cinq ans après la mort de son fils.
Il meurt en 2010, à quarante-six ans. La dalle de la division 10 ne porte que le nom de scène, mais elle est gravée d'un visage coiffé comme un personnage de bande dessinée. Pour le fils de Cabu, c'est le dessin qui a eu le dernier mot sur la chanson.
La sépulture
Une dalle qui porte le nom de scène et rien d'autre — « MANO SOLO » — mais qui est gravée d'un visage portant une coiffe de personnage de bande dessinée. Pour le fils du dessinateur Cabu, c'est le dessin qui a eu le dernier mot sur la chanson. Ni le vrai nom, Emmanuel Cabut, ni les dates, ni les albums : un pseudonyme et une image.
Sur place, ne manquez pas
Cherchez le visage gravé dans la pierre plutôt qu'un texte : la dalle ne porte que le nom de scène, sans état civil ni dates.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Mano Solo ?
En division 10, chemin Denon, première ligne. La dalle est gravée d'un visage portant une coiffe de personnage de bande dessinée — hommage au métier de son père, le dessinateur Cabu. Il est mort en 2010, à quarante-six ans.
Gustave CharpentierQuel était son lien avec Cabu ?
C'était son père : Jean Cabut, dit Cabu, l'un des dessinateurs les plus célèbres de sa génération, assassiné à Charlie Hebdo en 2015 — cinq ans après la mort de son fils. Il est mort en 2010, à quarante-six ans.
TignousDe quoi parlaient ses chansons ?
De sa vie sans détour. Séropositif depuis 1986, à vingt-trois ans, il a transformé sa maladie en énergie créatrice : La Marmaille nue (1993), Les Années sombres (1995) — les titres ne cachent rien. Il est mort en 2010, à quarante-six ans.
Hervé CristianiÀ quel âge est-il mort ?
À quarante-six ans, en 2010 — vingt-quatre ans après avoir appris sa séropositivité. Il avait continué à chanter, à peindre et à créer jusqu'au bout, et sa tombe porte la marque du dessin plutôt que celle de la musique.
Michel DelpechAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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