
Frédéric Soulié, né à Foix en 1800, suivit un père destitué pour bonapartisme et fut lui-même chassé de l'école de droit pour avoir mis son nom au bas de pétitions libérales : dans cette famille, on payait ses opinions de père en fils. Ses Mémoires du diable en firent l'une des grandes figures du roman populaire, à l'époque où ce genre-là écoulait les journaux par centaines de milliers. Deux mots seulement le nomment ici.
L'histoire
Une avenue du cimetière porte le nom du romancier Frédéric Soulié, et c'est le meilleur repère : la pierre, elle, ne dit que « FREDERIC SOULIE », sans dates ni métier, sous un médaillon de bronze signé Auguste Clésinger — le sculpteur du monument de Chopin.
Né à Foix en décembre 1800, fils de François Melchior Soulié, employé des contributions, il suit son père à Nantes en 1808 puis à Poitiers en 1815. Cette année-là, le père, partisan de Napoléon, est destitué et s'installe à Paris ; le fils l'y accompagne et entre à l'école de droit — dont il sera expulsé pour avoir signé des pétitions libérales. La famille payait ses opinions, du père au fils.
Ses Mémoires du diable, publiés en feuilleton de 1837 à 1838, font de lui l'une des figures majeures du roman populaire français, dans ce genre qui faisait alors vendre les journaux par centaines de milliers. Il meurt à Bièvres le 23 septembre 1847, à quarante-six ans.
À ses obsèques, le 27 septembre 1847, Victor Hugo prononça le discours et Alexandre Dumas fondit en larmes devant la fosse. La pierre, elle, ne porte que deux mots.
La sépulture
Une tombe dont le meilleur repère n'est pas l'inscription mais l'adresse : l'avenue Frédéric-Soulié du cimetière porte son nom. L'épitaphe, elle, tient en deux mots — « FREDERIC SOULIE » —, sans dates ni métier, sous un médaillon de bronze signé Auguste Clésinger (1814-1883), le sculpteur du monument de Chopin. Rien des Mémoires du diable qui l'avaient rendu célèbre.
Sur place, ne manquez pas
Médaillon de bronze signé Auguste Clésinger, et une épitaphe de deux mots : « FREDERIC SOULIE. » Ni dates, ni métier. L'allée qui longe la tombe porte son nom.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Frédéric Soulié ?
En division 48, sur l'avenue Frédéric-Soulié, première ligne : l'allée du cimetière porte son nom. C'est le meilleur repère, l'épitaphe se réduisant à deux mots gravés : « FREDERIC SOULIE », sans dates.
Honoré de BalzacQu'est-ce que Les Mémoires du diable ?
Son roman-feuilleton à succès, celui qui l'a rendu célèbre et l'a placé parmi les figures majeures du roman populaire français — le genre qui faisait alors vendre les journaux par centaines de milliers.
Émile SouvestrePourquoi a-t-il quitté l'école de droit ?
Il en a été expulsé pour avoir signé des pétitions libérales. Son père, employé des contributions et partisan de Napoléon, avait lui-même été destitué en 1815 : la famille payait ses opinions politiques, du père au fils.
Pierre LachambeaudieQui a sculpté son médaillon ?
Auguste Clésinger (1814-1883) — le sculpteur du monument de Chopin, également inhumé au Père-Lachaise. Le médaillon de bronze est le seul ornement d'une tombe dont l'inscription tient en deux mots.
Auguste ClésingerAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes
l'audio guideà partir de6,99 €