
Alfred Assolant, né en 1827, quitte l'enseignement pour le journalisme et se fait, sous Napoléon III, une réputation de polémiste républicain. En 1867 paraît son Capitaine Corcoran, roman d'aventures merveilleuses mais authentiques, dit le titre, avec un marin breton et un tigre apprivoisé : c'est le seul de ses livres qu'on lise encore. Mort sans fortune en 1886, il doit sa tombe à la Ville de Paris.
L'histoire
Né à Aubusson le 20 mars 1827, Alfred Assolant se destine à l'enseignement, qu'il quitte pour la plume. Un séjour aux États-Unis lui fournit la matière de ses premiers récits et le goût des grands espaces.
Républicain déclaré, il fait de l'opposition à Napoléon III un métier autant qu'une conviction : journaliste, polémiste, il vit de sa plume dans un Paris où la presse est surveillée.
En 1867 paraissent Les Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran. Un marin breton, un tigre apprivoisé, l'Inde des maharajahs : le livre traverse les générations et reste son seul titre encore lu.
Le reste de son œuvre — romans, nouvelles, pamphlets — s'efface avec le siècle. Il meurt à Paris le 3 mars 1886, sans fortune.
Quatre ans plus tard, un arrêté préfectoral du 28 mars 1890 lui accorde une concession gratuite en division 53, chemin du Bastion, deuxième ligne. L’inscription retient un seul mot pour tout métier : « romancier » — et perd une lettre au passage : ses livres sont signés Assollant, la pierre grave ASSOLANT.
La sépulture
Une sépulture modeste, obtenue à titre gratuit : l'arrêté préfectoral du 28 mars 1890 accorde à l'écrivain mort sans fortune une concession à perpétuité, quatre ans après son décès. L'inscription est d'une brièveté d'état civil : « Alfred ASSOLANT romancier né à Aubusson 1827 décédé à Paris 1886. » Aucun titre, aucune citation — rien du Capitaine Corcoran, le seul de ses livres qui ait survécu.
Sur place, ne manquez pas
L'épitaphe tient en une ligne et ne nomme aucun livre : « Alfred ASSOLANT romancier ». La pierre, elle, a été payée par la Ville de Paris, quatre ans après l'enterrement.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Alfred Assolant ?
En division 53, chemin du Bastion, deuxième ligne. La division réunit plusieurs hommes de lettres et de presse du XIXᵉ siècle, dont le dramaturge Henry Becque et le romancier Edmond Duranty. La concession lui fut accordée gratuitement en 1890.
Henry BecqueQu'est-ce que le Capitaine Corcoran ?
Un roman d'aventures paru en 1867 : un marin breton parti chercher un manuscrit en Inde, accompagné d'une tigresse apprivoisée. C'est le seul livre d'Assolant encore lu, et il a fait plusieurs générations de lecteurs.
Amédée AchardPourquoi sa concession était-elle gratuite ?
Parce qu'il est mort sans fortune et que la Ville de Paris a honoré l'écrivain : un arrêté préfectoral du 28 mars 1890 lui accorde une concession à perpétuité gratuite. Le cimetière compte plusieurs cas semblables, dont celui du communard Charles Amouroux.
Charles AmourouxQue lit-on sur la tombe d'Alfred Assolant ?
« Alfred ASSOLANT romancier né à Aubusson 1827 décédé à Paris 1886 ». Un métier, une ville natale, deux dates : l'épitaphe ne cite aucun de ses livres, pas même le Capitaine Corcoran, le seul qu'on lise encore aujourd'hui.
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