Ignace Hoff, franc-tireur alsacien redouté des Prussiens pendant le siège de Paris en 1870, repose en division 4 du Père-Lachaise sous une statue signée Bartholdi — la dernière œuvre du sculpteur de la Statue de la Liberté. Une petite Alsacienne en zinc veille au pied du monument.
En division 4 du Père-Lachaise, un monument en bronze représente un homme debout, fusil à la main, le regard tourné vers l'est. Au pied de la statue, une petite fille en costume alsacien, coulée en zinc, dépose une couronne. Le personnage est Ignace Hoff, né en 1836, sergent des francs-tireurs de Paris pendant le siège de 1870-1871 — le tireur d'élite le plus redouté de l'armée prussienne, selon la légende patriotique de la Troisième République. Le sculpteur est Auguste Bartholdi, l'auteur de la Statue de la Liberté. Le monument du sergent Hoff au Père-Lachaise est la dernière œuvre connue de Bartholdi, achevée peu avant la mort du sculpteur en 1904. Le monument a été financé par une souscription publique — un honneur que la République réservait aux héros nationaux.
Ignace Hoff est un Alsacien, né en 1836, serrurier de métier. Quand la guerre éclate en juillet 1870 et que l'Alsace est envahie, Hoff rejoint les francs-tireurs de Paris — ces unités de civils armés, tireurs d'élite et éclaireurs, qui harcèlent l'armée prussienne dans les faubourgs et les fortifications de la capitale assiégée. Le sergent Hoff acquiert une réputation de tireur exceptionnel. La presse parisienne, affamée de héros dans une guerre qui tourne au désastre, en fait un personnage de légende : l'Alsacien qui abat les Prussiens un par un depuis les remparts, l'homme que l'ennemi a mis à prix, le tireur que personne ne peut atteindre. Le nombre exact de victimes attribué au sergent Hoff varie selon les sources — la propagande patriotique n'a jamais été avare de chiffres. Après la guerre et l'annexion de l'Alsace-Lorraine, Hoff devient un symbole de la résistance alsacienne.
La statue du sergent Hoff est la dernière œuvre de Bartholdi, le sculpteur de la Statue de la Liberté. Le monument a été financé par souscription publique — un honneur rarissime pour un sous-officier.
Ignace Hoff meurt en 1902 à Paris, à soixante-six ans. La souscription publique pour le monument funéraire est lancée immédiatement. Bartholdi, lui-même Alsacien de Colmar, accepte la commande. Le choix est symbolique : le sculpteur le plus célèbre de France — celui qui a offert la Liberté à l'Amérique — sculpte le dernier hommage au tireur d'élite de la guerre perdue. Bartholdi représente Hoff debout, en tenue de franc-tireur, le fusil à la main, dans une posture de veille. Au pied du monument, une petite fille en costume alsacien traditionnel — bonnet à large nœud noir, tablier — dépose une couronne de laurier. La fillette en zinc, plus modeste que le bronze du sergent, représente l'Alsace en deuil. Bartholdi meurt le 4 octobre 1904 : le monument du sergent Hoff est l'une de ses toutes dernières réalisations. Un autre monument à la mémoire de Hoff existe à Bry-sur-Marne.
Le monument du sergent Hoff se dresse en division 4 du Père-Lachaise, non loin du cénotaphe de Rossini et de la tombe de Félix Faure. La statue en bronze a été épargnée par les fontes de la Seconde Guerre mondiale — contrairement à des centaines de bustes en bronze du Père-Lachaise, envoyés à la fonderie pendant l'Occupation. La petite Alsacienne en zinc veille toujours au pied du monument. Une rue du XVIIe arrondissement de Paris, baptisée en 1910, porte le nom du sergent Hoff. Le visiteur qui s'arrête devant la tombe en division 4 découvre un monument signé par le sculpteur de la Statue de la Liberté, élevé à la mémoire d'un serrurier alsacien qui a tiré depuis les remparts de Paris pendant le siège de 1870 — et dont la République a fait un héros national à une époque où la France avait besoin de se souvenir que la défaite n'avait pas été totale.
Ignace Hoff (1836-1902), serrurier alsacien, était un franc-tireur et tireur d'élite redouté des Prussiens pendant le siège de Paris de 1870-1871. Devenu héros national de la Troisième République, Hoff repose en division 4 du Père-Lachaise sous une statue de Bartholdi.
Le monument funéraire du sergent Hoff en division 4 du Père-Lachaise est l'une des dernières œuvres d'Auguste Bartholdi (1834-1904), le sculpteur alsacien de la Statue de la Liberté. Le monument en bronze a été financé par souscription publique.
Quels héros de la guerre de 1870 reposent au Père-Lachaise ?
Le sergent Hoff (division 4), franc-tireur alsacien, et Juliette Dodu (division 28), télégraphiste héroïne de Pithiviers, figurent parmi les héros de la guerre de 1870 inhumés au Père-Lachaise. Le conflit a aussi donné naissance au Mur des Fédérés de 1871.
Où est la tombe du sergent Hoff au Père-Lachaise ?
La tombe du sergent Hoff se trouve en division 4 du Père-Lachaise, non loin du cénotaphe de Rossini et de la tombe de Félix Faure. Le monument en bronze de Bartholdi représente Hoff debout avec un fusil, accompagné d'une statuette d'Alsacienne en zinc.