
Gisèle Halimi est née à La Goulette, en Tunisie, et plaidait à Tunis avant de plaider à Paris. En 1960, elle prend la défense de Djamila Boupacha, que l'armée française avait torturée, et porte l'affaire sur la place publique avec Simone de Beauvoir. Le procès de Bobigny, en 1972, pèsera sur le vote de la loi Veil ; celui d'Aix, en 1978, fera juger le viol comme un crime.
L'histoire
Née Zeiza Gisèle Élise Taïeb à La Goulette, en Tunisie, le 27 juillet 1927, elle entre au barreau de Tunis en 1948, puis à celui de Paris en 1955.
La guerre d'Algérie fait sa réputation : en 1960, elle défend Djamila Boupacha, militante du FLN torturée par l'armée française, et porte l'affaire devant l'opinion avec Simone de Beauvoir.
Signataire du Manifeste des 343 en 1971, elle défend au procès de Bobigny en 1972 une jeune fille poursuivie pour avortement : le procès pèse sur l'adoption de la loi Veil en 1975.
En 1978, aux assises d'Aix-en-Provence, elle défend deux jeunes Belges, Anne Tonglet et Aracelli Castellano, violées quatre ans plus tôt dans une calanque, et obtient que l'audience soit publique : la loi de 1980 qui définit enfin le viol en découle directement.
Ambassadrice de la France à l'UNESCO de 1985 à 1986, épouse de Claude Faux — ancien secrétaire de Sartre —, elle meurt à Paris le 28 juillet 2020, au lendemain de ses quatre-vingt-treize ans. Elle repose en division 49, chemin de la Cave, avec Claude Faux (1930-2017) et leur fils Emmanuel (1964-2022).
La sépulture
Une inscription qui met le métier avant les titres : « Gisèle HALIMI, avocate, 1927 – 2020 », suivie de « Claude FAUX, écrivain, 1930-2017 » — son mari, ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre. Leur fils Emmanuel Faux (1964-2022) repose avec eux. Ni Bobigny, ni Boupacha, ni la loi de 1980 : un mot de sept lettres tient lieu de biographie.
Sur place, ne manquez pas
L'inscription nomme les métiers avant tout le reste : « Gisèle HALIMI, avocate, 1927-2020 » et « Claude FAUX, écrivain, 1930-2017 ». Leur fils Emmanuel les a rejoints en 2022.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Gisèle Halimi ?
En division 49, chemin de la Cave, première ligne. L'inscription dit son métier : « Gisèle HALIMI, avocate, 1927-2020 », suivie de « Claude FAUX, écrivain, 1930-2017 ». La division est aussi celle d'Hubertine Auclert et d'Anna Karina.
Chantal AkermanQu'est-ce que le procès de Bobigny ?
Le procès de 1972 où Gisèle Halimi défendit une jeune fille poursuivie pour avortement clandestin. Elle en fit une tribune publique contre la loi de 1920, et le retentissement pesa sur l'adoption de la loi Veil en 1975.
Hubertine AuclertQui était Djamila Boupacha ?
Une militante du FLN algérien, torturée par l'armée française, que Gisèle Halimi défendit en 1960 en portant l'affaire devant l'opinion avec Simone de Beauvoir. C'est ce dossier qui a fait sa réputation d'avocate politique.
Henri CurielQuelle loi doit-on au procès d'Aix de 1978 ?
La loi de 1980 sur le viol. En plaidant devant les assises d'Aix-en-Provence l'affaire de Lacoste et Pontorson, Gisèle Halimi a fait juger le viol comme un crime et obtenu que la loi le définisse enfin comme tel.
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