
Monselet, né à Nantes en 1825, écrivait des vers, des romans, des chroniques et des articles pour les journaux du Second Empire, où sa seule signature valait recommandation. C'est pourtant la table qui l'a fait durer : après Brillat-Savarin, peu d'écrivains avaient traité la cuisine comme un vrai sujet de littérature. Sa pierre ne garde qu'un mot, « littérateur », qui pourrait désigner n'importe qui.
L'histoire
Cinq métiers, et la pierre de Charles Monselet n'en garde qu'un : « littérateur ». C'est le terme le plus vague du vocabulaire du temps, et il efface justement ce qui l'a fait connaître.
Né à Nantes le 30 avril 1825, Charles Pierre Monselet fut poète, journaliste, romancier et chroniqueur dans la presse parisienne du Second Empire, où sa signature valait recommandation. Chevalier de la Légion d'honneur, il incarnait l'épicurisme de son époque : celui d'une bourgeoisie qui mangeait bien, lisait beaucoup et écrivait sur les deux.
C'est par la gastronomie qu'il est resté. Après Brillat-Savarin, il fut l'un des rares écrivains à traiter la table comme un sujet littéraire à part entière.
Il meurt en 1888, à soixante-trois ans, et repose en division 66, à quelques pas de Seurat et de Jules Vallès. La pierre garde le mot qui pouvait servir à n'importe qui, et laisse tomber celui qui n'aurait servi qu'à lui.
La sépulture
Une inscription qui résume cinq métiers en un mot : « Charles MONSELET, littérateur, chevalier de la légion d'honneur, 1825-1888. » Le terme est le plus vague du vocabulaire du temps, et il efface ce qui l'a fait connaître : la gastronomie, dont il fut, après Brillat-Savarin, l'un des rares écrivains à la traiter comme un sujet littéraire à part entière.
Sur place, ne manquez pas
Un seul mot de métier sur la pierre — « littérateur » — pour un homme qui fut poète, journaliste, romancier, chroniqueur et gastronome.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Charles Monselet ?
En division 66 du Père-Lachaise, celle de Seurat, de Jules Vallès et de la cantatrice Marietta Alboni. L'inscription tient en un titre et deux dates : « Charles MONSELET, littérateur ». Il est mort en 1888, à soixante-trois ans.
Jules VallèsPourquoi l'appelait-on épicurien ?
Parce qu'il a fait de la table un sujet littéraire, dans la lignée de Brillat-Savarin. Il incarnait l'épicurisme du Second Empire : celui d'une bourgeoisie qui mangeait bien, lisait beaucoup et écrivait sur les deux.
Brillat-SavarinQuels étaient ses métiers ?
Cinq au moins : poète, journaliste, romancier, chroniqueur et gastronome. Sa pierre n'en retient qu'un, et c'est le plus vague : « littérateur ». Il était chevalier de la Légion d'honneur.
Eugène SpullerD'où venait-il ?
De Nantes, où il naît le 30 avril 1825. Il fera toute sa carrière dans la presse parisienne du Second Empire, où sa signature de chroniqueur valait recommandation.
Charles FloquetAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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